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16 Mars 2023•Mise à jour: 16 Mars 2023
AA/Paris/Feïza Ben Mohamed
Le Sénat français, à majorité de droite, a démarré, jeudi matin, l’examen du projet de loi de réforme des retraites.
Le texte devrait en toute logique être validé au Palais du Luxembourg comme il l’a déjà été en première lecture, samedi dernier.
La tâche sera vraisemblablement bien plus difficile pour l’Exécutif au moment de l’examen du texte à l’Assemblée nationale où de fortes oppositions se font entendre depuis le début des débats.
Cette journée cruciale dans le processus d’adoption de la réforme des retraites, peut aboutir sur trois scénarios distincts.
Le premier, verrait le texte adopté et validé par les deux chambres parlementaires grâce au vote des députés et des sénateurs tandis que le second, permettrait le passage en force de la réforme après déclenchement, par l’Exécutif, de l’article 49.3 de la Constitution, ce qui l’exposerait de facto à un risque de censure.
Enfin, une troisième option, verrait le texte rejeté par le Parlement, et rendrait de plus en plus probable, l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale par le chef de l’Etat.
À noter que l’examen du texte au Sénat débute alors qu’Emmanuel Macron, reçoit au même moment, les présidents de groupes et chefs de partis, pour tenter de les convaincre de la légitimité de sa réforme.
Mercredi soir, il avait déjà reçu sa Première ministre Élisabeth Borne, ainsi que tous les ministres concernés par la réforme.
L’Elysée assurait dans la foulée que « tous les schémas institutionnels sont possibles avec la volonté de continuer à faire avancer le pays ».