Ümit Dönmez
13 Mai 2023•Mise à jour: 13 Mai 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le tribunal administratif de Paris a suspendu, ce samedi, un arrêté de la préfecture de police interdisant la tenue d’un colloque prévu dans l'après-midi par le groupe d'extrême droite « Action française », connu pour ses positions royalistes.
Selon l'information rapportée par BFMTV, l’État français doit verser 1 500 euros à « Action française », qui en réclamait 4 000.
La préfecture de police avait publié un arrêté, ce vendredi, interdisant six rassemblements organisés par l'extrême droite prévus les 13 et 14 mai à Paris.
Cette décision d'interdiction faisait suite à une circulaire du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, visant à interdire plusieurs "manifestations et rassemblements de l'ultradroite", dans un contexte de polémique liée à la manifestation à Paris, le 6 mai courant, du Comité du 9-Mai (C9M).
Pour rappel, tous les ans, à peu près à la même date, se tient un rassemblement de ce groupuscule d'ultradroite, en hommage à Sébastien Deyzieu, un jeune militant du mouvement pétainiste « Œuvre française », mort d’une chute accidentelle le 9 mai 1994, alors qu'il essayait d’échapper à la police après une manifestation interdite.
Parmi les événements interdits ce week-end par la préfecture de police, figure un autre événement à l'initiative du mouvement antidreyfusard « Action française ». Il s'agit d'une manifestation en hommage à Jeanne d'Arc prévue dimanche matin au départ de la Place de l'Opéra.
L'organisation d'extrême droite a annoncé avoir également déposé un référé-liberté auprès du tribunal administratif de Paris contre cette interdiction.