Feiza Ben Mohamed
30 Octobre 2022•Mise à jour: 31 Octobre 2022
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Pas moins de 61 gendarmes français ont été blessés, dont 22 sérieusement, samedi, dans des affrontements avec des manifestants à proximité du chantier d’une nouvelle bassine d’eau agricole à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres (ouest).
« Ce chiffre démontre que ce n’était pas une manifestation pacifique mais un rassemblement très violent », a dénoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur les réseaux sociaux, espérant « que toutes les forces politiques républicaines condamneront ces violences ».
Sur Twitter, la gendarmerie nationale faisait également état de « nombreuses violences dont des tirs de mortiers à l'encontre des gendarmes chargés de garantir l'ordre public ».
Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a lui aussi réagi aux événements en pointant « les méthodes » utilisées par « les militants ».
« Il n’y a rien à essayer de comprendre quand la violence est un mode d’action », a-t-il constaté, pointant « des risques immenses pour (les) forces de sécurité intérieure ».
Cette manifestation qui a rassemblé plus de 4 000 personnes avait par ailleurs été interdite par la préfecture du département.
La députée Sandrine Rousseau, ainsi que plusieurs élus, ont participé à la mobilisation de samedi, dont le député européen, Yannick Jadot qui a vu son véhicule vandalisé par les manifestants, comme le rapporte BFMTV.
Sur les réseaux sociaux, ce dernier indique avoir rejoint la mobilisation « afin que la ressource en eau soit partagée justement entre tous les usages, y compris agricoles » et appelle à « sortir de cette agriculture qui accapare l’eau pour quelques cultivateurs de maïs ».
À noter que ça bassine de Sainte-Soline fait partie d’un projet d’installation de seize bassins géants, capables de stocker jusqu'à 650 000 mètres cube, permettant l'irrigation agricole en été.
Les manifestants dénoncent l'impact écologique du projet destiné à des exploitations céréalières locales, orientées vers l'exportation.