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10 Juillet 2024•Mise à jour: 11 Juillet 2024
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
La présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale française dissoute, Marine Le Pen, a accusé le Nouveau Front populaire (NFP / Union de gauche), vainqueur des législatives anticipées en France, de vouloir "prendre de force" Matignon.
"Macron, il est en train de trouver les arguments pour justifier d'assumer le comportement de ceux qu'il a fait élire, c'est à dire ceux du Nouveau Front populaire qui aujourd'hui ont quasiment des attitudes factieuses puisqu'ils appellent à prendre de force - c'est ce que nous avons cru comprendre- Matignon", a déclaré Marine Le Pen aux journalistes, alors qu'elle faisait ce mercredi sa rentrée à l’Assemblée nationale avec le groupe RN.
"Hier, c'était l'Assemblée nationale, c'est leur assaut du Capitole à eux", a insisté la députée réélue dès le premier tour des législatives anticipées.
Et de poursuivre : "C'est Emmanuel Macron qui, politiquement, doit assumer cela car c'est lui qui les a fait élire".
A noter que le Nouveau Front populaire, arrivé en tête des législatives françaises, a mis "solennellement" en garde le président Emmanuel Macron contre "toute tentative de détournement des institutions", avec le maintien de Gabriel Attal dans son poste de Premier ministre.
Par voie de communiqué publié mardi et relayé par la presse locale, le NFP estime que si le locataire de l’Élysée "persistait", ce serait "une trahison de l’esprit de notre Constitution et un coup de force démocratique auquel nous nous opposerions de toutes nos forces’".
Jusqu’à maintenant Emmanuel Macron n’a pas appelé l’alliance de gauche à former un nouveau gouvernement.