Ümit Dönmez
12 Avril 2024•Mise à jour: 12 Avril 2024
AA / Paris / Ümit Dönmez
Quatorze enfants palestiniens sont actuellement pris en charge dans les hôpitaux français, selon le ministère des Affaires étrangères.
En réponse à la question d'un journaliste, le porte-parolat du Quai d'Orsay a indiqué que plus de 260 ressortissants français, agents de l’État et membres de leurs familles, ont pu quitter la bande de Gaza depuis le 1er novembre 2023 "dans le cadre du dispositif d’assistance mis en place par le centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, en lien avec le consulat général de France à Jérusalem et l’ambassade de France au Caire".
Interrogé sur les enfants palestiniens hospitalisés dans l'Hexagone, le Quai d'Orsay a précisé que "seul un accompagnant voyage avec l’enfant compte tenu des places disponibles dans l’avion médicalisé" et que "le reste de la famille proche est autorisé à se rendre en France dans le cadre d’une procédure de réunification, dont le traitement est accéléré".
La Diplomatie française a souligné que Paris "reste pleinement mobilisée pour permettre à tous les ressortissants français et agents de l’État, ainsi qu’à leurs familles, de quitter la bande de Gaza s’ils le souhaitent".
Elle a tenu à préciser que "les sorties de Gaza pour l’Égypte sont des opérations complexes, réalisées dans des conditions très difficiles" et qu'elles "sont soumises à l’autorisation d’Israël et de l’Égypte".
Depuis octobre 2023, Israël mène une guerre dévastatrice dans la bande de Gaza, en Palestine, qui a fait des dizaines de milliers de victimes civiles, pour la plupart des enfants et des femmes, en plus d'une catastrophe humanitaire sans précédent et d'une destruction massive des infrastructures.
En raison de la guerre et des restrictions israéliennes, la population gazaouie, particulièrement celle des districts de Gaza et du nord de l’enclave palestinienne, est au bord de la famine, tandis qu'une grave pénurie de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant frappe ce territoire à la suite du siège total imposé par Israël.
Le conflit a provoqué le déplacement d'environ deux millions de Palestiniens à l’intérieur de la bande de Gaza, soumise au blocus israélien depuis 17 ans.
Pour rappel, pour la première fois depuis sa fondation en 1948, l'État d'Israël est poursuivi pour crime de génocide devant la Cour internationale de justice (CIJ), la plus haute instance judiciaire des Nations unies, pour son offensive meurtrière contre la bande de Gaza. Un arrêt rendu le 26 janvier par la CIJ a ordonné à Tel-Aviv de prévenir la réalisation d'actes susceptibles d'être considérés comme génocidaires et de prendre des mesures pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire aux civils de Gaza.