Mounir Bennour
06 Octobre 2023•Mise à jour: 06 Octobre 2023
AA / Tunis / Mounir Bennour
Le président français Emmanuel Macron a fait des déclarations à la presse à Grenade, en Espagne, ce vendredi, au terme du Conseil européen informel durant lequel plusieurs dossiers ont été discutés entre les 27 membres de l’Union européenne (EU).
Dans une vidéo partagée par l’Elysée sur la plateforme X, Macron a parlé de l’élargissement de l’Europe, évoquant la "Transformation géopolitique de l’Europe… Il nous faut être particulièrement innovants et nous avons été plusieurs à proposer une ambition, une méthode nouvelle en matière d’élargissement".
"On a la conviction qu'il faut aller beaucoup plus vite" sur ce dossier a fait savoir Macron à la presse avant d’ajouter "Pour l’instant c’est trop tôt, il n’y a pas de décision qui a été prise" tout en affirmant que "la situation géopolitique dans les Balkans, avec la Moldavie et l’Ukraine justifie d’avoir une approche d’ensemble et justifie qu’on puisse avoir une Union européenne qui se construise sur la base de projet ou de politique commune que de manière classique", se déclarant "très attaché à ce qu'on donne un objectif ambitieux et précis".
Concernant l’immigration, Macron s'est félicité de l’accord obtenu par les ministres de l’Intérieur sur un premier texte qui "permet de mieux organiser l’accueil et toutes les procédures de ceux qui sont là sur notre territoire … C’est la nature de ce texte qui a créé, comme vous le savez, un désaccord des états membres et qui bloquera sans doute une déclaration officielle à 27 et ira sans doute plutôt à une déclaration de présidence".
Sur ce même dossier, le président français a ajouté: "Nous avons aussi renforcé notre action commune vis-à-vis des pays de transit et des pays d’origine et sur la base de ce que nous avons discuté la semaine dernière avec la présidente du Conseil italien et la présidente de la Commission… on a aussi consolidé une volonté de mettre en place des instruments, en particulier des instruments d’investissement de la Commission européenne".
Concernant le Moyen-Orient, Macron a exprimé "l'attachement à la stabilité de la région", évoquant sa participation à la conférence de Bagdad pour travailler sur la stabilité de toute la région.
"J’espère qu’on fera cette conférence et j’y serai avec les dirigeants de la région, de la Türkiye à l’Egypte, les pays du Golfe, l’Irak l’Iran… L’idée est de bâtir des projets concrets en termes d’interconnexion et de travailler étroitement pour protéger la souveraineté de chaque membre" a déclaré le président français.