Laura Gamba Fadul
20 Août 2023•Mise à jour: 22 Août 2023
AA / Bogota, Colombie / Laura Gamba
Le second tour de l'élection présidentielle au Guatemala s'est tenu, dimanche, après qu'aucun candidat ne soit parvenu à recueillir plus de 50 % des voix lors du premier tour du 25 juin dernier.
Selon les derniers sondages, le candidat de centre-gauche Bernardo Arevalo, qui a fait de la lutte contre la corruption son principal cheval de bataille, devrait l'emporter face à Sandra Torres, une ancienne première dame qui, en 2011, a divorcé de son mari pour surmonter l'obstacle constitutionnel qui l'empêchait de se présenter à l'élection présidentielle.
Le scrutin de dimanche intervient après ce que d'aucuns ont qualifié de tentative de forcer le favori à se retirer de la course.
Le bureau du procureur général, sous la direction de Rafael Curruchiche, a en effet tenté de disqualifier le parti d’Arevalo, le Mouvement Semilla, dans le cadre d'une affaire de financement électoral illicite.
L'accusation de Curruchiche est l'une des nombreuses controverses qui ont émaillé la campagne électorale. Un tribunal a également ordonné la suspension de Semilla, qui a obtenu 12 % des voix lors des élections générales de juin.
Arevalo, 64 ans, a accusé les autorités de "persécution politique" et la crise a suscité de nombreuses manifestations dans ce pays d'Amérique centrale.
Les États-Unis, l'Union européenne et l'Organisation des États américains (OEA) ont tous mis en garde contre toute ingérence dans les élections.
La Maison Blanche a déclaré que les Guatémaltèques "sont en droit de voter pour le candidat de leur choix parmi les vainqueurs confirmés du premier tour des élections tenues le 25 juin, et ce sans aucune ingérence".
Arevalo prône la lutte contre la corruption et a promis de sortir 60 % des 17,6 millions de Guatémaltèques de la pauvreté.
Torres se présente pour la troisième fois consécutive, cherchant à devenir la première femme présidente du pays.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj