Feiza Ben Mohamed
05 Mars 2024•Mise à jour: 05 Mars 2024
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Le président français Emmanuel Macron a appelé les alliés à « ne pas être lâches » face à la guerre en Ukraine et à « être à la hauteur de l’Histoire et du courage qu’elle implique ».
Dans un discours face à la communauté française établie à Prague, le chef de l’Etat a estimé que l’Europe se trouve « à un moment où il conviendra de ne pas être lâches ».
« On ne veut jamais voir les drames qui viennent, on ne veut jamais voir ce qui se joue et je crois que nos deux pays ont conscience de ce qui est à l’œuvre en Europe: du fait que la guerre est revenue sur notre sol, et que des puissances devenues inarrêtables sont en train d’étendre la menace chaque jour », a-t-il déclaré.
Emmanuel Macron, qui est arrivé en République Tchèque pour évoquer l’achat de munitions extra-européennes au bénéfice de Kiev, a, par ailleurs, abordé, dans un entretien au quotidien tchèque Pravo, la question de l’envoi de troupes en Ukraine.
Le chef de l’Etat a largement tempéré ses propos datés du 26 février en indiquant que « rien n’était exclu » mais se refusant à entrer « dans une logique d’escalade ».
« Nous lançons le débat et réfléchissons à tout ce qu’il est possible de faire pour soutenir l’Ukraine (…). J’ai toujours été clair sur le cadre qui était le nôtre, nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe et nous refusons d’entrer dans une logique d’escalade », a-t-il assuré.
Ces précisions interviennent alors qu’Emmanuel Macron avait créé la surprise, le 26 février dernier en annonçant, en marge de la conférence internationale sur le soutien à l’Ukraine, que l’envoi de militaires occidentaux ne pouvait « être exclu », invoquant une « ambiguïté stratégique ».
« Ayons l’humilité de constater qu’on a souvent eu six à douze mois de retard. C’était l’objectif de la discussion de ce soir : tout est possible si c’est utile pour atteindre notre objectif », avait-il déclaré avant que les alliés ne se démarquent de cette prise de position.