Tarek Mohammed
07 Avril 2017•Mise à jour: 08 Avril 2017
AA/ New York
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé, vendredi, les Etats-Unis et le régime syrien à la retenue, et a invité le Conseil de Sécurité à assumer à cet égard sa responsabilité.
Le secrétaire général des Nations unies a affirmé, dans un communiqué diffusé par son porte-parole Estefan Dogrec, qu’il n’y a « pas d’autre voie pour mettre fin à ce conflit que celle d’une solution politique».
«J’en appelle à la retenue pour éviter tout acte qui ajouterait encore à la souffrance du peuple syrien», a déclaré Antonio Guterres.
« Je continue de suivre de près et avec préoccupation la situation en Syrie. J'ai été choqué par l'attaque à l'arme chimique à Khan Cheikhoun, en Syrie, et les nombreux civils innocents morts et blessés », a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « Je dis depuis longtemps qu'il faut que les auteurs de crimes rendent des comptes, conformément aux normes internationales existantes et aux résolutions du Conseil de sécurité ».
Guterres a indiqué qu'il avait « suivi les informations concernant les frappes aériennes menées par les Etats-Unis contre la base aérienne de Shayrat en Syrie », selon un communiqué diffusé par l’ONU.
« Conscient du risque d'escalade, je fais appel à la retenue pour éviter tout action susceptible d'approfondir la souffrance des Syriens », a déclaré M. Guterres.
« Je demande aux parties de renouveler d'urgence leur engagement à progresser dans les pourparlers de Genève », a-t-il dit. « Une solution politique reste également essentielle pour progresser dans la lutte contre le terrorisme ».
Le Secrétaire général a rappelé que « le Conseil de sécurité de l'ONU a la responsabilité principale de la paix et de la sécurité internationales », exhortant le Conseil « d'exercer cette responsabilité ».
« Pendant trop longtemps, le droit international a été ignoré dans le conflit syrien, et c'est notre devoir partagé de respecter les normes internationales de l'humanité. C'est une condition préalable à la fin aux terribles souffrances de la population syrienne », a conclu le secrétaire général de l’ONU.