Hafawa Rebhi
12 Octobre 2017•Mise à jour: 13 Octobre 2017
AA / Gaza / Nour Abu Aisha
Les délégations de Fatah et de Hamas ont signé jeudi l’accord de réconciliation qu'elles ont conclu sous les auspices de l’Égypte.
Azzam al-Ahmad, un dirigeant de Fatah, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue au siège du Service de renseignement général égyptien que les deux délégations se sont accordées sur le concept de « l'autonomisation du gouvernement, c'est-à-dire la reprise de son fonctionnement normal à Gaza conformément aux lois organiques et aux règlements internes des divers ministères et institutions ».
Au cours de la conférence qui s’est tenue juste après la signature de l'accord, Al-Ahmad a souligné que les deux mouvements continueraient à collaborer pour mettre en œuvre toutes les clauses de l'accord de réconciliation, dont notamment la gestion de tous les points de passage entre la Bande de Gaza et l'étranger.
Le gouvernement aura, en vertu de l’accord, la surveillance et la gestion complète des passages frontaliers avec Israël, notamment le passage frontalier des personnes Beit Hanoun (Eretz) et le passage commercial de Karam Abou-Salem.
Le passage de Rafah a un statut particulier, et son infrastructure a besoin d’améliorations, selon les autorités égyptiennes qui travailleront à le restaurer, a rapporté le dirigeant de Fatah.
Al-Ahmad a également évoqué « des arrangements entre le gouvernement palestinien légitime et l’Égypte pour déployer au plus tard le 1er novembre des forces de la garde présidentielle, le long de la frontière ».
Le responsable de Fatah a poursuivi son discours en citant le président palestinien Mahmoud Abbas. Celui-ci avait dit à sa délégation au Caire que « la page de la division devait être tournée pour toujours».
Al-Ahmad a conclu en soulignant « l’importance de la médiation égyptienne et l’intérêt que porte Le Caire à la sécurité nationale arabe, y compris, la sécurité de la Palestine ».
Saleh al-Arouri, le vice-président du bureau politique de Hamas, a pour sa part rapporté que les pourparlers ont notamment porté sur les mesures permettant au gouvernement de consensus de s'acquitter pleinement de ses fonctions dans la Bande de Gaza.
Tout en soulignant le sérieux et l’implication de son mouvement dans la réconciliation, al-Arouri a indiqué que « Hamas ferait de son mieux pour que l’accord soit la base pour confronter le projet sioniste et parvenir à la pleine souveraineté de l'État palestinien».