Alaa Attallah
01 Avril 2016•Mise à jour: 02 Avril 2016
AA/ Gaza/ Alaa Attallah
Le vice-président du bureau politique de Hamas, Ismaël Haniyeh, a déclaré que son mouvement «poursuit le dialogue et les réunions bilatérales avec l’Egypte, pour établir une relation saine» entre les deux parties.
"Nos réunions avec l'Egypte ont été utiles, mais il y a des questions que nous devons suivre. Nous sommes encore au début du chemin" a déclaré Haniyeh dans un discours prononcé lors de la prière du vendredi à Khan Younis, dans le sud de la Bande de Gaza.
Il a souligné que son mouvement poursuivra ses contacts avec les responsables égyptiens, sans révéler de détails sur les discussions qui ont eu lieu le mois dernier, afin d'établir ce qu'il a qualifié de relation «saine» entre les parties, et de «réhabiliter la cause palestinienne».
Haniyeh a affirmé que les réunions ont été "transparentes", ajoutant que son mouvement poursuivra «en toute responsabilité», le dialogue avec l'Egypte.
La délégation de Hamas est arrivée à la Bande de Gaza, mercredi, via le poste frontière de Rafah, après plusieurs réunions tenues avec les responsables égyptiens, au Caire, et une visite à la capitale du Qatar, Doha.
Ismaël Haniyeh a réaffirmé l'attachement de son mouvement à protéger la frontière avec l'Egypte, et à ne permettre aucune atteinte à la sécurité égyptienne. «La sécurité de l'Egypte est notre sécurité», a-t-il dit à cet égard.
Haniyeh a, par ailleurs, déclaré, que le dialogue se poursuit également avec le mouvement Fatah pour mettre en œuvre le processus de la réconciliation. Il a, cependant, indiqué, que les deux mouvements ont convenu de ne pas divulguer à la presse la teneur des dialogues sur la réconciliation, avant de "récolter les fruits [de leurs efforts]".
Les délégations de Fatah et de Hamas ont tenu, samedi dernier, une deuxième réunion à Doha, pour discuter des mécanismes de mise en œuvre de la réconciliation inter palestinienne.
Dans un autre contexte, Haniyeh a appelé à la poursuite de «l’Intifada d’al-Qods », affirmant que la génération qui lance des pierres et brandit des couteaux est la «génération de la Libération». «Ces couteaux doivent nous remplir de fierté, et ne devraient pas être condamnés», a-t-il déclaré. Il faisait là allusion à son rejet des propos tenus, jeudi, par le président palestinien Mahmoud Abbas, dans une émission diffusée par la deuxième chaîne de télévision israélienne.
Abbas avait affirmé que les forces de sécurité de l'Autorité Palestinienne tentent d'empêcher les jeunes palestiniens de porter des couteaux.