Majdi Ismail
06 Janvier 2021•Mise à jour: 06 Janvier 2021
AA/ Beyrouth
Le Premier ministre désigné du Liban, Saad Hariri, a annoncé mardi que la formation du cabinet gouvernemental attendait l’achèvement par le président Michel Aoun, de l’étude de sa composition.
La position de Hariri a été rendue publique dans un communiqué publié par son bureau d’information, en réponse à un communiqué du bloc parlementaire «Liban fort», dirigé par Gebran Bassil, le gendre d'Aoun.
Le bloc en question a tenu mardi une réunion présidée par Bassil, à l’issue de laquelle, il a appelé Hariri à « assumer ses responsabilités et à s'acquitter de ses obligations nationales et constitutionnelles et à ne pas fomenter d'obstacles internes pour cacher les vraies raisons derrières le retard accumulé dans le processus de formation du gouvernement ».
Le communiqué du bureau d’information de Hariri précise que ce dernier «s’est pleinement acquitté de ses devoirs nationaux et constitutionnels et avait présenté au Président de la République une formation gouvernementale de spécialistes non partisans connus pour leur compétence et leur réussite».
« La formation du gouvernement attend que le président de la République finisse l'étude de sa composition », souligne le communiqué.
Et d’ajouter, « le problème est bien clair. Il est interne et lié à des exigences qui rendent le compromis impossible ».
Au début du mois de décembre dernier, Hariri avait déclaré qu'il avait présenté à Aoun « un cabinet gouvernemental composé de 18 ministres spécialistes et non partisans ».
Cependant, Aoun avait dans un second temps, annoncé son objection à toute nomination unilatérale des ministres par Hariri, notamment les chrétiens, sans accord avec la Présidence de la République».
Le 22 octobre dernier, le Président libanais Michel Aoun, avait chargé Saad Hariri de former un nouveau gouvernement, après que l'ancien Premier ministre désigné, Mustapha Adib a renoncé à cette mission le 26 septembre dernier, suite à l'échec des consultations à cet effet.
La formation du gouvernement au Liban est au point mort depuis que la crise politique s'est accentuée suite à l'explosion du port de Beyrouth survenue le 4 août, qui a poussé le gouvernement de gestion des affaires courantes dirigé par Hassan Diab, à démissionner.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail