AA / Hong Kong / Amal Ouz
Des affrontements ont éclaté, lundi, à la place Admiralty à Hong Kong, entre des manifestants opposés au gouvernement et un groupe d’hommes masqués qui tentaient de forcer l’ouverture des routes que les manifestants ont fermé par des barrières métalliques.
La radio et la chaine télévisée de Hong Kong ont rapporté que les conducteurs de taxis de la région ont manifesté contre la condamnation de certaines routes par les manifestants, brandissant des pancartes qui affichent : «Rendez-nous nos routes».
Le président exécutif de la province de Hong Kong, Leung Chun-Ying, avait prévenu auparavant, que les manifestations contre le gouvernement, à leur troisième semaine, sont devenues hors de contrôle.
Depuis le 27 septembre, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Hong Kong pour faire pression sur Pékin et l’obliger à desserrer son pouvoir sur cette ancienne colonie britannique, fonctionnant aujourd’hui sous le régime de «Région administrative spéciale (RAS)», subdivision politique de la République populaire de Chine (RPC) ayant un statut administratif spécial.
Le président exécutif de Hong Kong avait été sélectionné en 2012 par un comité formé de 1200 personnes. Les manifestants critiquent le comité et accusent ses membres d’être partisans du gouvernement de Pékin.
En août dernier, les dirigeants chinois ont décidé que les candidats à la fonction de président exécutif pour les élections de 2017 devraient être approuvés par Pékin bien qu’ils soient choisis par les Hongkongais.