Efe Özkan
27 Septembre 2026•Mise à jour: 27 Septembre 2026
ISTANBUL (AA)
Le cofondateur de Microsoft et milliardaire Bill Gates a estimé dimanche qu’il serait « plus difficile » de parvenir à un accord entre les pays sur un cadre mondial pour l’intelligence artificielle (IA) que lors des négociations menées pendant la Guerre froide pour limiter les armes nucléaires.
« C’est plus difficile que ça ne l’était », a déclaré Gates à NBC News, dans l’émission « Meet the Press », lors d’un entretien consacré à plusieurs sujets liés à l’IA.
Bill Gates s’est également exprimé sur la position du président américain Donald Trump, opposé à une réglementation de l’IA. Trump a notamment rejeté les appels en faveur de règles fédérales encadrant les entreprises qui développent des modèles d’IA.
Le pionnier de la technologie a estimé que la mise en place de mécanismes de surveillance et de contrôle des entreprises spécialisées dans l’IA ne pénaliserait pas les États-Unis dans la course avec la Chine au développement de technologies plus performantes.
« Ce qu’il a dit est acceptable, mais je pense qu’après m’avoir entendu, ainsi que d’autres personnes, notamment sur le fait que cela ne nous désavantagerait pas dans ce qu’il considère comme une course entre États-nations, nous parviendrons à un consensus », a-t-il déclaré.
Le milliardaire a également rappelé plusieurs initiatives internationales menées par les États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale pour mettre en place des accords visant à protéger l’humanité. Il a notamment cité la sécurité aérienne, la protection de la couche d’ozone et la maîtrise des armes nucléaires.
Selon lui, les États-Unis ont alors joué un rôle constructif avec leurs alliés, « sans chercher à tirer parti de nos atouts particuliers ».
« L’IA est l’un des domaines dans lesquels nous allons devoir revenir à cette idée : "Hé, toute l’humanité est dans le même bateau" », a-t-il ajouté.
Ce débat intervient alors que plusieurs incidents récents impliquant des agents d’IA, dont les capacités ont dépassé ce que de nombreux experts estimaient possible, ont suscité de nouvelles inquiétudes dans le secteur.
Des acteurs de l’industrie appellent désormais à renforcer la réglementation de ces technologies.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir