Ashoor Jokdar
06 Novembre 2017•Mise à jour: 06 Novembre 2017
AA/Idlib
Des milliers de déplacés syriens dans les camps de la province d’Idlib, dans le nord de la Syrie, affrontent le danger des maladies contagieuses et mortelles, et ce, à cause de l’absence d’infrastructure et de systèmes d’assainissement.
Ces réfugiés se sont déplacés des autres provinces syriennes, lors des bombardements, et vivent actuellement dans des conditions difficiles, dans des camps dépourvus du minimum de moyens.
La souffrance de ces réfugiés s’accentue avec les températures basses de l’hiver et les pluies pouvant causer des inondations. Ils risquent d’affronter plus de difficultés, dans ces conditions, dont notamment la pollution des eaux potables.
Tous ces facteurs augmentent le risque, chez les réfugiés, d’atteinte de plusieurs maladies, dont le choléra, la typhoïde, la diarrhée, la poliomyélite, les inflammations et le paludisme, ainsi que d’autres maladies contagieuses.
Un médecin de la région d’Atme à Idlib, Khaled Haloum, a déclaré à Anadolu que les « cas d’atteinte de ces maladies, parmi les réfugiés, se multiplient pendant l’hiver ».
Il a ajouté que « les familles devraient prendre soin, autant que possible, de l’hygiène de leurs enfants, sinon, le risque qu'ils soient contaminés par ces maladies augmenterait et pourrait aboutir au décès ».
Pour sa part, Kamal Khalil, directeur du camp « al-Montasser » à Atme, a appelé les organismes de secours à « faire parvenir les aides humanitaires à la région et à s’occuper de la situation des réfugiés ».
Il a également assuré que « la pollution des eaux potables à cause des pluies et à cause de leur mélange avec les eaux usées, est favorable à la propagation de plusieurs maladies, dont certaines sont très graves ».