Serdar Dincel
26 Septembre 2026•Mise à jour: 26 Septembre 2026
ISTANBUL (AA)
L’Irak est engagé dans des discussions directes avec les États-Unis afin d’obtenir une exemption pour certains aéroports irakiens des sanctions américaines visant les compagnies aériennes iraniennes opérant des vols vers les principaux hubs régionaux, ont indiqué des responsables samedi.
Les discussions visent à obtenir une exemption « afin de permettre la reprise des vols pour des raisons humanitaires liées aux soins médicaux, à l’éducation, aux visites religieuses et aux intérêts des civils », a indiqué le bureau du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi dans un communiqué publié sur Facebook.
« Alors que le gouvernement irakien œuvre à réduire les tensions dans la région, il souligne que la poursuite des crises ne fait que compliquer davantage la situation », précise le communiqué.
Le gouvernement irakien a appelé toutes les parties à privilégier le dialogue et les négociations afin de résoudre « la crise et les conflits actuels, d’une manière qui serve les intérêts des pays et des peuples de la région ».
Plus tôt cette semaine, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait annoncé que les activités des compagnies aériennes iraniennes dans le monde seraient suspendues à partir du 23 septembre dans le cadre de nouvelles sanctions américaines.
Ces mesures interdisent notamment aux vols iraniens d’opérer dans plusieurs pays de la région, dont Oman, les Émirats arabes unis et l’Irak.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran, faisant des milliers de morts. Téhéran a riposté par des attaques contre Israël et des sites américains dans plusieurs pays de la région.
Malgré un accord intérimaire conclu en juin pour mettre fin au conflit, Washington et Téhéran ont repris les hostilités après l’enlisement des négociations, sur fond de désaccords concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, l’une des principales voies stratégiques mondiales pour l’acheminement de l’énergie et des marchandises.
Traduit de l'anglais par Sanaa Amir