Mourad Belhaj
21 Novembre 2019•Mise à jour: 21 Novembre 2019
AA / Jerusalem / Anis Barghouthi
Le procureur général israélien, Avichai Mandelblit, a mis en examen, jeudi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour corruption, fraude et abus de confiance, dans trois affaires différentes.
Dans la première affaire, connue sous l’appellation de « l’affaire 1000 », impliquant le producteur israélien d'Hollywood, Arnon Milchan - à qui il aurait été demandé d'acheter des articles de luxe pour Netanyahu et sa femme - le Premier ministre israélien a été accusé de fraude et d’abus de confiance.
Dans la seconde affaire, dite « 2000 », qui porte sur un accord sur une couverture médiatique favorable avec Arnon Mozes, éditeur du célèbre quotidien en langue hébraïque Yedioth Ahronoth, Netanyahu a de nouveau été accusé de délit d’abus de confiance et de fraude.
Dans une troisième affaire, dite « 4000 », Netanyahu a été accusé de corruption et d’avoir accordé des faveurs à la société israélienne Bezeq Telecom en échange d’une couverture favorable sur le site Web de la société.
L'acte d'accusation fait de lui le premier chef de gouvernement de l'histoire israélienne à être mis en examen alors qu'il est encore au pouvoir.
Mandelblit va maintenant demander à la Knesset de lever l'immunité de Netanyahu, processus qui peut prendre 30 jours.