Abduljabbar Aburas
16 Octobre 2022•Mise à jour: 17 Octobre 2022
AA / Abdul-Jabbar Aburas
Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a annoncé, dimanche, que le président Joe Biden allait réévaluer les relations de son pays avec l'Arabie saoudite qui "s’est rangée aux côtés de la Russie" contre les intérêts américains.
Il réagissait à la décision de l'alliance des pays exportateurs de pétrole OPEP + de réduire le plafond de production de pétrole de deux millions de barils, ce qui a suscité la colère de Washington, qui a estimé qu'il s'agissait d'une décision "irréfléchie".
Les médias américains, dont la chaîne Al-Hurra, ont cité le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, qui a déclaré : "Le président Biden va réévaluer nos relations avec l'Arabie saoudite qui s'est rangée aux côtés de la Russie contre nos intérêts."
Sullivan a ajouté, dans une déclaration à CNN, que Biden ne prendra aucune décision unilatérale sur l'avenir de la relation avec l'Arabie saoudite et consultera les membres du Congrès des deux partis pour agir de concert.
"Nous avons plusieurs options pour notre nouvelle approche avec l'Arabie saoudite, y compris l'assistance en matière de sécurité", a-t-il ajouté.
Le responsable américain a confirmé que le président Biden ne prévoyait pas de rencontrer le prince héritier saoudien lors du sommet du G20 qui se tiendra en novembre.
Jeudi, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a révélé que son pays allait examiner les répercussions de la décision de l'"OPEP +" de réduire la production de pétrole sur les relations entre Washington et Riyad.
Dans ce contexte, la Maison Blanche a qualifié la décision de l'"OPEP +" comme "équivalant à un soutien moral et militaire" à la guerre russe contre l'Ukraine.
L'Arabie saoudite a réfuté, mercredi, les accusations selon lesquelles la décision de réduire la production de pétrole était motivée par des considérations politiques.
Le 5 octobre, l'alliance "OPEP +" a annoncé une réduction de la production de deux millions de barils par jour, à compter de novembre prochain, ce qui a entraîné une hausse des prix du pétrole d'environ 10 %, avant de connaître une légère baisse cette semaine.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj