Tarek Mohammed
11 Janvier 2018•Mise à jour: 12 Janvier 2018
AA/New York/Mohamed Tarek
Khartoum a critiqué le rapport périodique présenté par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, mercredi soir au Conseil de sécurité, sur la situation dans le district du Darfour (ouest du Soudan).
Le représentant permanent du Soudan auprès de l’ONU, Omer Dahab Fadl, a considéré que le rapport comporte des lacunes, vu qu’il se base sur des événements mineurs et sur les plaintes enregistrées aux postes de police.
C’est ce qui a été déclaré lors d’une réunion du Conseil de sécurité autour du dernier rapport de Guterres, portant sur la mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (UNAMID).
Cette mission été évaluée durant la période qui s’étend de la mi-octobre à décembre 2017.
L’ambassadeur soudanais a indiqué, lors de la réunion : «nous avons consulté le rapport du Secrétaire général et nous constatons que ses rapports sont devenus identiques, ne citant que les événements mineurs et les plaintes quotidiennes déposées aux postes de police ».
Guterres a présenté son rapport, en application de la résolution numéro 2363 du Conseil de sécurité, qui prévoit de prolonger la mission UNAMID au Darfour jusqu’au 30 juin 2018.
Le Conseil de sécurité a demandé de Guterres de présenter un rapport sur l’application de cette résolution, une fois tous les 60 jours.
Le rapport a inclut des données mises à jour et une analyse concernant le conflit et la situation politique au Darfour, ainsi que les grands défis affrontés par le district.
Guterres a déclaré que son rapport n’a enregistré aucune progression concrète dans le processus politique au Darfour, ajoutant que « la réalisation d’une paix globale à travers une solution politique au conflit s’avère difficile ».
Et Guterres de poursuivre que « la situation des droits de l’Homme est encore préoccupante, avec 58 cas de violation des droits de l’Homme contre 123 victimes ».
Il a relevé, dans ce sens, que « 11 cas de violence sexuelle ont été enregistrés contre 13 victimes, dont 9 mineures, en plus de 35 actes criminels contre les fonctionnaires de l’ONU et du domaine humanitaire ».
Cependant, l’ambassadeur soudanais a souligné que « la situation au Darfour est stable comme dans toutes les villes du monde », ajoutant que les événements cités dans le rapport ont lieu dans les pays les plus sécurisés du monde.
Omer Dahab Fadl a également évoqué la décision numéro 2363 du Conseil de sécurité, prévoyant le retrait progressif des forces de l’UNAMID, assurant que son pays souhaite entamer la deuxième étape relative à la réduction de l’effectif de la mission.
L'UNAMID avait annoncé, en octobre dernier, l’évacuation de ses forces de 11 positions, définies avec Khartoum.
La première étape de cette mesure vise à restructurer les membres de la mission, au début de janvier 2018, pour que leur nombre atteigne 11 mille et 395 militaires et 888 policiers.
La deuxième étape consiste en la réduction des militaires à 8735 et des policiers à 500, vers juin 2018.
La mission de l’UNAMID est déployée au Darfour depuis 2008, et est considérée comme étant la deuxième plus importante mission onusienne pour le maintien de la paix dans le mo,de.
Le nombre de ses membres s’élève à 20 mille entre soldats, forces sécuritaires et fonctionnaires de différentes nationalités, et son budget annuel est évalué à 1.4 milliards de dollars.