Mariem Njeh
22 Juin 2026•Mise à jour: 22 Juin 2026
La France et l'Allemagne ont annoncé lundi avoir conclu un accord sur la stratégie et la gouvernance du groupe de défense terrestre KNDS, dont les deux pays ont l'intention de devenir co-actionnaires à parité, a indiqué l'Élysée dans un communiqué.
Cet accord prévoit des transactions visant à un actionnariat équilibré entre Paris et Berlin, sous réserve de leur approbation par le Parlement allemand.
Parité et souveraineté
L'accord repose sur trois principes fondateurs : un engagement actionnarial de long terme, la parité des droits de gouvernance, et une surveillance appropriée des enjeux de sécurité. Les deux États se réservent par ailleurs le droit de revoir régulièrement leur niveau de participation.
Le texte ouvre également la voie à une possible introduction en bourse de KNDS "dans un futur proche", selon le communiqué de la présidence française.
Six objectifs
L'ambition affichée par les deux gouvernements est de faire de KNDS "une entreprise de défense de premier plan, en Europe et dans le monde". L'accord fixe six priorités : répondre à la montée en puissance de la demande européenne, renforcer la coopération bilatérale, développer des synergies sur les produits actuels et futurs, innover face aux évolutions du secteur, sécuriser la chaîne d'approvisionnement européenne, et s'affirmer sur le marché continental de la défense.
Un groupe né de la fusion franco-allemande
KNDS est issu en 2015 de la fusion de Nexter Systems, le fabricant français du char Leclerc, et de l'allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW), constructeur du Leopard. Le groupe compte parmi les acteurs majeurs des systèmes d'armement terrestres en Europe.
Contexte de réarmement
Cet accord intervient dans un contexte de réarmement accéléré en Europe.
"À l'heure d'un réarmement accéléré et d'une compétition technologique, il marque une étape décisive vers une Europe plus souveraine", a souligné l'Élysée.