Alaa Mohamed Aboueleinin Aly
22 Juin 2021•Mise à jour: 22 Juin 2021
AA/Koweït
Le parlement Koweïtien a été le théâtre, mardi, d'une violente dispute entre deux députés qui en sont arrivés aux mains, sur fond de désaccords autour de la tenue d'une séance de vote sur un projet de loi de finances des ministères et services gouvernementaux.
Le journal local, "Al-Qabas" (privé), a déclaré que la salle principale de l'Assemblée nationale a été le théâtre d'accrochage entre des députés opposés à la session et d'autres qui la soutiennent, avant que les élus Hammoud Moubarak et Musaed Al-Ardi n'en arrivent aux mains.
La même source a affirmé que l'incident intervient peu après le vote de la session d'aujourd'hui pour approuver le projet de loi de finances pour les ministères et les départements gouvernementaux.
Par ailleurs, le journal local (privé), Al-Jarida, a rapporté que les affrontements se sont produits à la suite de l'opposition des députés à la tenue d'une session extraordinaire pour discuter du projet de loi à la date d'une session ordinaire, estimant qu'une telle démarche va à l'encontre de la Constitution .
Le journal a souligné que les gardes de l'Assemblée nationale (parlement) et certains députés sont intervenus pour calmer la tension entre les députés Moubarak et Al-Ardi.
Le parlement koweïtien a voté, dans la matinée de ce mercredi, un projet de loi liant les budgets des ministères et des services de l'État pour l'exercice en cours, qui s'achève en mars 2022.
Le fait de lier les budgets des ministères et des services gouvernementaux donne à toutes les institutions publiques leur part du budget général de l'État en vue de mettre en place leurs plans financiers pour l'année fiscale en cours.
Avant l'adoption du projet de loi de liaison, les ministères et organismes gouvernementaux avaient obtenu l'approbation du ministère des Finances pour leurs dépenses courantes.
Il est prévu que le parlement renvoie le projet de loi au gouvernement pour sa publication officielle et la mise en œuvre de ses dispositions avec effet rétroactif à partir de début avril dernier, qui marque le début de l'exercice budgétaire du pays.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi