Saida Charafeddine
09 Février 2016•Mise à jour: 10 Février 2016
AA /Londres/ Mohamed Khabissa
Un rapport publié mardi par l’Agence internationale de l'énergie (AIE) indique que la baisse de la demande pétrolière prévue en 2016 est due au ralentissement de la croissance des économies de l’Europe et de la Chine, et en moindre proportion, de celle des États-Unis et du Brésil.
L’AIE prévoit une baisse de la demande du pétrole brut produit par l’OPEC d’environ 100 mille barils par jour, précisant que la collaboration entre les pays membres de l’OPEC et les producteurs indépendants sera faible au cours de cette année.
Jamel Hellal, expert en marché pétrolier, a indiqué que les prévisions de l’AIE parlent de saturation sur les marchés internationaux pour l’année 2016.
Dans une communication téléphonique avec l’Agence Anadolu, Hellal a déclaré que l’année actuelle «sera encore une année difficile pour les pays producteurs, surtout en l’absence d’indices sur un éventuel accord de réduire la production pour augmenter les prix».
L’AIE prévoit que les stocks mondiaux en pétrole vont croître à raison de 2 millions de barils par jour pendant le premier trimestre de 2016, de 1.5 million de barils pendant le deuxième trimestre et de 300 mille barils pendant la deuxième moitié de la même année.
Hellal a ajouté que les prochains mois pourraient connaitre une augmentation des stocks du pétrole brut dépassant les prévisions initiales de l’AIE. Celle-ci sera le résultat de l’augmentation progressive des exportations iraniennes qui risquent de provoquer une nouvelle chute des prix.
Il est donc peu prévisible que les pays de l’OPEC procèdent à une baisse de leur production durant cette année, toujours selon l’expert. C’est ce qu’a mentionné d’ailleurs le rapport de l’AIE qui explique que les pressions sur le prix du pétrole vont se poursuivre du fait de la croissance ininterrompue de la production de l’OPEC et du taux de change élevé du dollar.
EZ