Hatem Kattou
25 Septembre 2017•Mise à jour: 25 Septembre 2017
AA / Ramallah (Cisjordanie occupée) / Loubeba Dhoukan
Le Comité exécutif de l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP) a décidé de transmettre les dossiers de la colonisation, de l’épuration ethnique et de la discrimination raciale israélienne à l’endroit des Palestiniens à la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye (Pays-Bas), a rapporté, dimanche soir, l’agence de presse palestinienne (WAFA, officiel).
Réunie, dimanche soir, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le Comité exécutif de l’OLP traduira le dossier de la colonisation israélienne à la CPI dans la mesure où il s’agit de « crime de guerre » ainsi que les dossiers de l’épuration ethnique et de la discrimination raciale contre les Palestiniens sous forme de plainte d’urgence pour diligenter une enquête judiciaire.
Le Comité a mis l’accent sur son attachement au droit international et aux résolutions de la légalité internationale comme unique base d’une résolution politique globale et équilibrée du conflit avec Israël, et qui permettra de garantir la paix et la stabilité à tous et qui garantirait les droits des réfugiés palestiniens.
Le Comité exécutif de l’OLP a mis en garde Israël qui fait peu de cas du droit international et de la légalité internationale.
« La Communauté internationale et particulièrement l’Organisation des Nations Unies ne peuvent pas continuer à adopter la politique des deux poids deux mesures dans le traitement du droit internationale et les résolutions de la légalité internationale, quand il s’agit de l’Etat d’Israël », poursuit le Comité exécutif de l’OLP.
Le Comit2 exécutif a également appelé les Nations Unies à assumer les responsabilités qui sont les siennes s’agissant de la garantie de la protection internationale au peuple palestinien.
La partie palestinienne avait menacé, à maintes reprises, de recourir à la CPI et çà adhérer aux conventions et aux chartes internationales afin d’ester Israël en justice dans une série d’affaires, dont la colonisation.
La colonisation fait partie des principales entraves à la reprise des négociations israélo-palestiniennes, suspendues depuis le mois d’avril 2014.
La Palestine a adhéré à la CPI en avril 2015 et demandé à la juridiction de diligenter des enquêtes sur les crimes de guerre commis par des dirigeants israéliens contre les Palestiniens, notamment, à l’occasion de trois guerres lancées par Tel-Aviv sur la Bande de Gaza en 2008, 2012 et 2014.