Diyar Güldoğan
15 Mai 2026•Mise à jour: 15 Mai 2026
AA / Washington / Diyar Guldogan
Le coordinateur humanitaire de l’ONU au Liban a averti vendredi que les civils continuaient de payer un « tribut dévastateur » en raison des frappes aériennes et démolitions israéliennes, malgré le cessez-le-feu annoncé le mois dernier.
« Au cours des dernières semaines, les civils au Liban ont continué de subir les conséquences de plus en plus dévastatrices des frappes aériennes israéliennes, malgré le cessez-le-feu annoncé le 17 avril », a déclaré Imran Riza dans un communiqué.
« Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent et que l’espoir demeure de voir les négociations en cours ouvrir la voie à une solution politique, la réalité sur le terrain au Liban reste profondément alarmante », a-t-il ajouté.
Riza a affirmé que les violences de la semaine écoulée ont fait des morts et des blessés parmi les civils, dont des femmes et des enfants, et provoqué de nouveaux déplacements de population. Des réfugiés syriens et palestiniens ainsi que des migrants bangladais figurent également parmi les victimes.
Il a également alerté sur les risques croissants auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires et les équipes de secours.
« Les violences ont également eu des conséquences inacceptables pour ceux qui tentent de sauver des vies, mettant en lumière les dangers permanents auxquels sont exposés les secouristes et les équipes médicales opérant dans des conditions extrêmement dangereuses », a-t-il déclaré.
Le responsable onusien a rappelé que le droit international humanitaire imposait la protection des civils et des infrastructures essentielles.
« Le droit international humanitaire est clair : les civils — y compris les travailleurs humanitaires, les équipes médicales et les premiers secours — doivent être protégés en toutes circonstances, et les infrastructures vitales dont dépendent les populations civiles doivent être épargnées. Toutes les parties doivent garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave aux personnes dans le besoin », a-t-il insisté.
Alors que les discussions diplomatiques se poursuivent, Imran Riza a souligné l’urgence pour la population libanaise de retrouver une forme de stabilité.
« Le peuple libanais a urgemment besoin de sécurité, de stabilité et d’une chance de se reconstruire, et non de nouvelles souffrances, déplacements et destructions », a-t-il affirmé.
Les dernières attaques israéliennes au Liban ont débuté le 2 mars, peu après les représailles du Hezbollah liées à la guerre avec l’Iran. Selon les autorités libanaises, l’offensive a fait au moins 2 896 morts et déplacé plus d’un million de personnes.
Malgré le cessez-le-feu annoncé le 17 avril puis prolongé jusqu’au 17 mai, l’armée israélienne poursuit ses frappes quotidiennes au Liban ainsi que ses échanges de tirs avec le Hezbollah.
Le troisième cycle de pourparlers de paix sous médiation américaine entre Israël et le Liban s’est ouvert jeudi à Washington. Ces deux jours de négociations devraient permettre de prolonger le cessez-le-feu.
*traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme