Canberk Yüksel
22 Septembre 2016•Mise à jour: 23 Septembre 2016
AA/New York (Etats-Unis)/ Canberk Yuksel
Les dirigeants des deux plus grandes puissances d’Asie du Sud-Est ont appelé, mercredi, à un plus grand engagement international contre le danger nucléaire posé par la Corée du Nord.
Durant des discours séparés devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre chinois Li Keqiang et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont exhorté le Conseil de sécurité à être plus résolu contre les ambitions nucléaires du régime nord-coréen.
«Le temps est venu pour le Conseil de sécurité de faire preuve d’une position claire envers cette menace d’une nouvelle envergure. La menace contre la communauté internationale devient de plus en plus grave et d’autant plus réaliste. Cela requiert de nouvelles manières d’y faire face, complètement différentes de ce nous avons appliqué jusqu’à hier» a estimé Abe.
En parallèle, Li a exhorté à de nouveaux efforts pour «atteindre une solution politique globale concernant la question du nucléaire coréen». Le discours du chef du gouvernement chinois indique ainsi de nouveau la désapprobation croissante de Pékin envers le comportement provocateur de son allié historique, la Corée du Nord.
La Corée du Nord avait annoncé, le 9 septembre dernier, avoir procédé à un essai nucléaire réussi, à l’occasion du 68e anniversaire de sa fondation, selon la télévision nord-coréenne. L'essai nucléaire a démontré la capacité de Pyongyang à installer des ogives nucléaires sur les missiles balistiques, a noté la télévision.
Cette dernière provocation avait attiré des condamnations internationales, poussant le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a exhorter le Conseil de sécurité à agir fermement et rapidement.
«Je compte sur le Conseil de sécurité pour qu’il demeure uni et prenne la mesure appropriée. Nous devons de manière urgente briser cette spirale d’escalade qui s’accélère» avait alors recommandé le haut responsable onusien.
Les membres de l'organe exécutif onusien ne se sont cependant pas encore mis d’accord sur une nouvelle série de sanctions renforcées contre la Corée du Nord
En mars dernier, le Conseil de sécurité avait déjà approuvé, à l’unanimité, une résolution portant sur des sanctions plus sévères à l’encontre de la Corée du Nord, à la suite de son essai nucléaire et d’un lancement de missile effectués, au début de l’année 2016.
Ces sanctions imposent des inspections à tous les cargos entrant et sortant du pays, interdisent le transfert ou la vente d’armes et ajoutent les noms de 16 personnes et 12 organisations à une liste noire.