Mourad Belhaj
17 Mars 2021•Mise à jour: 17 Mars 2021
AA / Moscou
La Russie a critiqué, mercredi, le Royaume-Uni pour sa récente décision d'augmenter son potentiel nucléaire.
Se référant à un document de politique étrangère publié, mardi, par le Royaume-Uni, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré qu'il était "inacceptable" que Londres présente la Russie comme une menace et s'en serve comme excuse pour renforcer son potentiel nucléaire.
"C'est une décision qui nuit à la stabilité internationale et à la sécurité stratégique. Présenter la Russie comme une menace est inacceptable car ce n'est pas vrai. La Russie n'est pas une menace, c'est l'augmentation du nombre d'ogives qui menace la paix dans le monde entier", a-t-il déclaré.
Peskov a souligné qu'en dépit de ses divergences avec d'autres pays, la Russie continue de plaider en faveur de pourparlers internationaux sur le contrôle des armements et la stabilité stratégique, y compris avec les États-Unis.
Dans un document de 114 pages, intitulé Global Britain in a competitive age, le Royaume-Uni a révélé son intention de faire passer le plafond de son stock d'ogives nucléaires de 180 à 260.
Le document identifie la Russie comme la " principale menace " pour la sécurité du pays.
Il indique également que le pays se concentrera sur les pays de la région indopacifique, qu'il décrit comme le "moteur de la croissance mondiale", et que le Royaume-Uni travaillera avec la Chine lorsque cela sera conforme à ses valeurs et à ses intérêts, même si ce pays représente un sérieux défi.
Selon le document, le Royaume-Uni vise à devenir une "superpuissance scientifique et technologique" d'ici la fin de la décennie.
Le document indique également que le terrorisme restera le principal défi, soulignant qu'une attaque chimique, biologique, radiologique ou nucléaire reste vraisemblable au cours de la prochaine décennie.
Il souligne que les États-Unis resteront l'allié et le partenaire stratégique le plus important du Royaume-Uni, ajoutant que l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie et la Pologne sont également des partenaires stratégiques.
Le Royaume-Uni travaillera également avec d'autres partenaires européens, dont l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Suisse et la Turquie, "sur un ensemble d'intérêts spécifiques."
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj