Bilal Müftüoğlu
23 Janvier 2017•Mise à jour: 24 Janvier 2017
AA - Strasbourg - Bilal Muftuoglu
L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a refusé lundi d'examiner "en urgence" le fonctionnement des institutions démocratiques en Turquie, s'abstenant ainsi de la reléguer potentiellement au statut de "pays de suivi".
Réunis pour la session d'hiver de l'APCE à Strasbourg, les parlementaires ont décidé de ne pas inclure un débat sur la situation des institutions démocratiques en Turquie à leur ordre du jour. La proposition soumise à vote à cet effet n'a, en effet, pas obtenu les 2/3 voix requises dès lors que 94 députés ont voté pour et 68 contre.
La Turquie, considérée actuellement comme un pays "postsuivi", a ainsi évité de se retrouver en situation d'examen pour le fonctionnement de ses institutions par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Le président de l'APCE, Pedro Agramunt, qui a par ailleurs été réélu pour un deuxième mandat ce lundi matin, n'a pas manqué d'évoquer la tentative du coup d'Etat du 15 juillet en Turquie parmi les défis pour les normes et valeurs défendues par le Conseil de l'Europe.
"Grâce à la mobilisation massive des citoyens turcs, la démocratie a gagné et le coup d'Etat a échoué. Aujourd'hui la Turquie a besoin de notre solidarité et soutien, comme nous l'avons fait au travers des déclarations claires, visites et la mise à disposition d'une expertise appropriée", a ainsi noté Agramunt, dans son discours inaugurant la session d'hiver.
"La Turquie fait face à des énormes défis, non seulement en raison des attaques terroristes de différentes sources mais aussi en raison de la situation des réfugiés", a-t-il renchéri.