Soraya Hend Ben Mustapha
15 Janvier 2016•Mise à jour: 15 Janvier 2016
AA/ Dubaï/ Mohamed Khabissa
Le cours du pétrole a encore chuté, ce vendredi, à 29.38 dollars le baril, le plus bas niveau enregistré depuis douze ans, alors que le marché mondial connait une abondance de l’offre face à une demande limitée.
Les prévisions estiment à un million de barils l'excédent par rapport à la demande normale des pays consommateurs.
A 13:30 GMT, Le cours du Brent a chuté de 5.7%, à 29.30 dollars le baril, alors qu’il ouvrait aujourd’hui à 31.13 dollars.
Les marchés mondiaux attendent, dans les prochains jours, la levée progressive des sanctions économiques imposées à l’Iran, à la suite de l’accord sur le nucléaire iranien signé en juillet dernier par Téhéran et les grandes puissances mondiales (Groupe des 5+1).
Avec la levée de ces sanctions, qualifiée mercredi d’«imminente» par le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, Téhéran injectera près de 800 000 barils par jour dans un marché déjà engorgé.
Les prix du pétrole Brut ont baissé de 75% depuis la mi-2014, chutant de 120 dollars le baril à moins de 30 dollars. Pour faire face à cette chute vertigineuse, plusieurs pays producteurs ont du contracter leurs dépenses, notamment la Russie qui a annoncé mercredi une baisse de 10% de ses dépenses pour le premier trimestre 2016.
Dramatiquement affectés dans leurs recettes, les pays producteurs peuvent également réviser la tarification des marchandises, notamment le prix des produits énergétiques. Le Qatar a annoncé jeudi l’augmentation du prix du carburant de 40%, précédé dans ce sens par l’Arabie Saoudite et le Bahreïn.