Hafawa Rebhi
29 Octobre 2017•Mise à jour: 30 Octobre 2017
AA / Mogadiscio / Nour Jidi
Le bilan de l'attentat-suicide qui a visé samedi un hôtel près du palais présidentiel dans la capitale somalienne, Mogadiscio, s’est alourdi à 10 morts, dont une femme, selon une source sécuritaire.
Une source policière a indiqué à Anadolu, sous couvert d'anonymat, que le bilan l’attentat-suicide qui a visé l’hôtel Nasa-Hablod s’est alourdi (jusqu’à 16h30 GMT) à 10 morts, dont une femme, et 20 blessés, y compris des agents de sécurité, sans donner plus de détails sur les morts et les blessés.
La source a ajouté que des échanges intermittents de feu se sont poursuivis (jusqu'à 16h30 GMT) à l'intérieur de l'hôtel, situé à quelques mètres du palais présidentiel.
Selon la même source, les unités de sécurité se sont déployées à proximité du site de l'explosion pour essayer d’évacuer les civils qui se trouvaient à l'intérieur de l'hôtel, et de les éloigner des affrontements entre les assaillants et les gardes de l'hôtel.
Une source médicale, sous couvert d’anonymat, a rapporté à Anadolu plus tôt samedi que l'attentat a tué 7 personnes, avant le bilan ne s’aggrave.
Le mouvement somalien al-Shabaab a revendiqué l’attaque dans un communiqué publié sur son site web « SomaliaMemo ».
Selon le mouvement al Shabaab, c’est un « martyr » des leurs qui a menée cette attaque contre l'hôtel que fréquentaient les députés du Parlement et des expatriés somaliens.
L'hôtel hébergeait également des responsables des services de renseignement somaliens.
Des sources locales (préférant également l’anonymat), ont indiqué tôt dans la journée que dans l'hôtel séjournaient quelques délégations des chefs des provinces somaliennes qui sont arrivés aujourd'hui dans la capitale pour tenir une réunion consultative avec le président somalien Mohamed Abdallah Farmajo.
Une autre source sécuritaire a rapporté un autre attentat à la bombe perpétré au moyen d’une voiture piégée qui était garée près de l'ancien siège du Parlement somalien à Mogadiscio, si près du site de la première explosion, sans faire de victimes.
Personne n'a revendiqué la responsabilité du second attentat à la bombe et jusqu’à 16h40, aucune déclaration officielle n'a été publiée par les autorités somaliennes à son sujet.
Les explosions surviennent moins de deux semaines après l'attentat sanglant du 14 octobre à Mogadiscio qui a fait 358 morts, 228 blessés et 56 disparus.