Mücahithan Avcıoğlu
17 Juillet 2026•Mise à jour: 17 Juillet 2026
AA / Istanbul
Seuls trois navires de transport de marchandises ont traversé le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures, à 07h30 GMT vendredi, ce qui représente le plus faible niveau de transit quotidien depuis mai, le trafic maritime étant resté en grande partie à l’arrêt dans un contexte de nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran.
La plupart des navires se sont soit arrêtés avant d’entrer dans cette voie navigable stratégique, soit ont fait demi-tour à la suite des récentes attaques iraniennes contre des navires commerciaux et de la reprise par Washington du blocus imposé aux navires entrant ou sortant des ports iraniens.
Les données maritimes ont montré que le pétrolier de produits pétroliers « Miraan », soumis à des sanctions et transportant du fioul, le petit méthanier « Norita » et le vraquier « Maha Yaya » étaient les seuls navires de transport de marchandises à avoir franchi le détroit jeudi.
Le « Miraan » et le « Norita » ont emprunté la route iranienne pour sortir du détroit, mais se sont ensuite arrêtés dans le golfe d’Oman, où le blocus américain est appliqué.
Le navire de ravitaillement Arolia, chargé de fioul irakien destiné à ravitailler les navires en mer, a traversé le détroit tôt vendredi matin, mais a fait demi-tour quelques heures plus tard pour regagner le golfe.
Cette perturbation fait suite à la rupture de l’accord de cessez-le-feu et de réouverture conclu en juin entre les États-Unis et l’Iran, les deux parties ayant repris leurs opérations militaires autour de ce corridor énergétique vital.
Les États-Unis ont lancé des frappes successives contre les capacités militaires côtières et maritimes iraniennes après avoir rétabli cette semaine leur blocus des ports iraniens.
Selon le Commandement central américain, les forces américaines ont frappé des cibles à Bushehr, Chabahar, Jask, Konarak, Abu Musa et Bandar Abbas au cours d’une opération de cinq heures, notamment des systèmes de défense côtière, des sites de missiles et de drones, ainsi que des capacités maritimes.
L’escalade s’est intensifiée après que des missiles de croisière iraniens ont frappé les pétroliers émiratis Mombasa et Al Bahiyah dans la partie sud du détroit, dans les eaux omanaises, tuant un membre d’équipage indien et en blessant huit autres.
L’Organisation maritime internationale avait confirmé, mardi, 56 incidents maritimes liés au conflit régional et 17 décès de marins.
Le détroit d’Ormuz est l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde, acheminant du pétrole brut, des produits pétroliers et du gaz naturel liquéfié depuis les producteurs du Golfe vers les marchés internationaux.
*Traduit de l’anglais par l'équipe