Wassim Samih Seifeddine
03 Juillet 2024•Mise à jour: 03 Juillet 2024
AA / Liban / Wassim Seifeddine
Un commandant militaire du Hezbollah libanais a été tué mercredi dans une frappe israélienne visant un véhicule dans le Sud-Liban, portant à 358 le nombre total de combattants du parti chiite tués en l’espace de neuf mois.
Le Hezbollah a annoncé la mort du ‘’commandant Mohammad Nehmé Nasser’’, connu sous le nom de "Hajj Abou Nehmé" et né en 1965 à Haddatha, au Liban-Sud.
Mohammad Nasser est mort ‘’sur la route de Jérusalem’’, selon l'expression utilisée par le parti chiite pour parler de ses combattants tués dans des frappes israéliennes depuis le 8 octobre 2023.
Cette nouvelle perte dans les rangs du Hezbollah porte à 358 le nombre total de combattants du parti chiite tués dans des affrontements avec l’armée israélienne en l’espace de neuf mois.
L’Agence officielle libanaise ANI a annoncé qu’’’un drone ennemi avait visé une voiture sur la route al-Hauch, dans l’est de la ville de Tyr’’, indiquant que la frappe ciblée avait fait deux victimes.
Le président français Emmanuel Macron avait insisté, mardi, lors d’un entretien téléphonique avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, sur ‘’l'absolue nécessité de prévenir un embrasement’’ entre Tel Aviv et le Hezbollah au Liban.
‘’Il [Emmanuel Macron] a redit son extrême préoccupation quant à l'accroissement des tensions entre le Hezbollah et Israël le long de la Ligne bleue et souligné l'absolue nécessité de prévenir un embrasement qui nuirait tant aux intérêts du Liban que d'Israël, et constituerait un développement particulièrement dangereux pour la stabilité régionale’’, a souligné l'Élysée par voie de communiqué.
Depuis le 8 octobre 2023, la frontière israélo-libanaise est le théâtre de tensions, de bombardements et d'échanges de tirs entre l'armée israélienne d'une part, et le Hezbollah et les factions palestiniennes de l'autre, qui ont fait des morts et des blessés des deux côtés.
Après la déclaration de guerre israélienne au mouvement de résistance islamique Hamas, le Hezbollah a déclaré à maintes reprises qu'il ne restera pas neutre et soutiendra la résistance palestinienne à travers des opérations lancées contre des positions israéliennes près de la frontière avec le Liban.
Les hostilités entre le Hezbollah et Tel Aviv ont entraîné le déplacement de près de 150 000 habitants des zones frontalières du sud du Liban et du nord d’Israël (environ 60 000 côté israélien et 95 000 côté libanais).
Israël occupe depuis plusieurs décennies des terres libanaises au Liban-Sud. Un conflit meurtrier avait déjà opposé Tel Aviv au Hezbollah libanais en 2006.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait averti qu’aucun lieu en Israël ne serait épargné par les missiles de son mouvement en cas d’attaque de l'État hébreu contre le Liban. Hassan Nasrallah a également menacé Chypre, si elle décidait d'ouvrir ses aéroports et ses bases à Israël.
L’armée israélienne avait indiqué auparavant que ‘’des plans opérationnels pour une offensive au Liban avaient été validés.’’
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail