Hatem Katou
18 Janvier 2016•Mise à jour: 18 Janvier 2016
AA / Riyad / Ahmed al-Masry
Le Premier ministre pakistanais, Muhammad Nawaz Sharif, est arrivé, lundi, à Riyad, a rapporté l’agence de presse saoudienne (SPA, officiel).
La visite en Arabie Saoudite sera suivie d’un déplacement en Iran dans une tentative, selon des observateurs, d’apaiser la tension entre Riyad et Téhéran.
Sharif a été accueilli à son arrivée à l’aéroport de la base aérienne du roi Salman, par le prince Fayçal Ibn Bander Ibn Abdulaziz, gouverneur de la région de Riyad.
L’agence SPA a ajouté que le Premier ministre pakistanais devait rencontrer, lundi, le souverain saoudien Salman Ibn Abdulaziz pour discuter des "relations bilatérales et des moyens de les consolider ainsi que d’une série de questions régionales et internationales d’intérêt commun".
L’agence de presse pakistanaise officielle avait, quant à elle, indiqué, plus tôt dans la journée du lundi, que Sharif quittera l’Arabie Saoudite, en direction de l’Iran, demain, mardi.
La délégation qui accompagne Nawaz Sharif comporte, selon la même source, le chef d’état-major de l’armée, le général-major Raheel Sharif, l’ assistant spécial du Premier ministre pour les affaires étrangères, Syed Tariq Fatemi et le conseiller à la sécurité nationale, Nasser Khan Janjua.
Selon un communiqué rendu public, dimanche, par le ministère pakistanais des Affaires étrangères, Islamabad a fait part de sa «profonde inquiétude à propos de la tension qui marque les relations entre l'Arabie Saoudite et l’Iran».
Le Pakistan a "exhorté les deux pays à résoudre leurs différends par les voies pacifiques en vue d’unifier les rangs de la Oumma (Nation) islamique".
Une crise aigue marque les relations entre Téhéran et Riyad, tout particulièrement après l’annonce par l’Arabie Saoudite de la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Iran.
Cette décision avait été motivée par les attaques commises par des manifestants iraniens en colère contre l’ambassade et le consulat saoudiens à Téhéran et à Machhad.
Ces attaques ont été perpétrées à la suite de l’annonce, le samedi 2 janvier, de l’exécution de Nemr Baqer al-Nemr, un haut dignitaire religieux chiite saoudien.