Lassaad Ben Ahmed
22 Septembre 2022•Mise à jour: 22 Septembre 2022
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
La mission de maintien de la paix des Nations Unies en République démocratique du Congo, Monusco, a échoué dans la protection de la population dans l'est du pays et doit être remplacée, a affirmé devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre belge Alexander De Croo.
« Notre message est clair, la Monusco doit prendre fin et être remplacée par autre chose », a-t-il déclaré précisant qu’une « mission de maintien de la paix doit protéger le peuple congolais et veiller à ce que les conflits armés cessent ».
La Monusco, pour sa part, a-t-il affirmé, « n'a pas l'infrastructure et le mandat adéquats pour ce faire ».
La mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC est « actuellement face à des groupes rebelles mieux équipés » qu’elle, a ajouté le chef du gouvernement belge.
Pour rappel, le Gouvernement congolais avait demandé la « réévaluation du plan de retrait progressif et responsable de cette Mission » censée se retirer complètement de la RDC en 2024.
Le président Félix Tshisekedi a relevé, mardi, devant l’Assemblée générale de l'ONU des « faiblesses regrettables de la Monusco ; ce qui affecte certainement l’efficacité et la légitimité de l’action de l’ONU en RDC ».
Des manifestations des organisations de la société civile et des populations contre la présidence des Casques bleus dans le pays ont fait une trentaine de morts depuis août dernier.
La Monusco compte environ 16 000 Casques bleus déployés dans l’est congolais, région constellée par une centaine de groupes armés.
Les tensions contre la présence onusienne se sont exacerbées avec la résurgence de la rébellion du M23 qui a pris le contrôle d’une cité importante à la frontière avec l’Ouganda.