AA/Bruxelles (Belgique)
Le prix Nobel de la Paix 2014 a été conjointement décerné à l’activiste indien des droits des enfants, Kailash Satyarthi, et à la jeune militante pakistanaise des droits de la femme, Malala Yousafzai, a révélé, vendredi, le Comité norvégien du prix Nobel.
L’annonce a été faite lors d’une cérémonie à Oslo, durant laquelle le président du Comité, Thorbjorn Jagland, a salué les deux militants pour «pour leur combat contre l'oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l'éducation».
Malala - âgée de 17 ans– est devenu une personnalité mondiale et une porte-parole pour le droit à l’éducation des jeunes filles après avoir écrit son journal intime, en 2008, alors qu’elle n’avait que onze ans, sous le pseudonyme de «Gul Makai» [bleuet] pour le service en langue ourdou de la BBC.
Résidant actuellement en Grande-Bretagne, elle était en chemin vers son école, au Pakistan, en 2012, lorsque qu’un groupe d’hommes armés l’avait attaquée et lui avait tiré une balle dans la tête. Deux autres de ses camarades de classe ont également été blessées dans l’attaque.
« Malgré sa jeunesse, Malala Yousafzai a déjà à son actif plusieurs années de combat pour le droit à l’éducation des jeunes filles et a montré que les enfants et les jeunes gens peuvent aussi contribuer à améliorer leur propre condition» a affirmé, vendredi, le Comité norvégien.
Kailash Satyarthi, âgé de 60 ans, a, pour sa part, mené de nombreuse manifestations et marches pacifiques contre l’exploitation des enfants pour des gains financiers. Il est le premier Indien à recevoir ce prix prestigieux.
Né en 1954, Satyarthi défend les droits des enfants depuis les années 1990. Il est le fondateur de l'organisation de défense des droits humains Bachpan Bachao Andolan (BBA) qui a libéré plus de 80 000 enfants de différentes formes d’esclavage moderne.
S’exprimant dans une interview a la chaîne de télévision Times Now TV, Satyarthi a déclaré : « Je suis très heureux car c’est la première fois qu’un Indien reçoit un prix Nobel de la Paix et c’est un honneur pour tous mes compatriotes indiens, ainsi que pour tous ces enfants dont les voix n’étaient pas entendues auparavant.»