Mona Saanouni
19 Février 2020•Mise à jour: 19 Février 2020
AA/New York/Mohamed Tarek
Le président du Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur belge, Marc Pecsteen, a mis en garde, mercredi, contre "la gravité de la situation à Idleb (dans le nord-ouest de la Syrie) soulignant qu'il était urgent de conclure un cessez-le-feu.
C'est ce qui ressort des déclarations de Pecsteen, peu avant la tenue de la session consacrée à la situation humanitaire et politique en Syrie, notamment dans le nord-ouest du pays.
Pecsteen s'est dit déçu quant à la situation actuelle, extrêmement dangereuse, à Idleb.
Il a par ailleurs souligné qu'il était urgent de conclure un cessez-le-feu, ce qui sera discuté lors de la session du CS, plus tard dans la journée de mercredi.
Mardi, Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa forte préoccupation quant à la détérioration de la situation humanitaire à Idleb, et la souffrance des civils.
Dans un communiqué rendu public par son porte-parole, Guterres a déclaré que "près de 900 mille civils ont été contraints de se déplacer en raison de l'attaque en cours depuis début décembre (dernier".
"Des centaines de civils ont également été tués, les enfants meurent de froid, et les hostilités s'approchent des zones peuplées", a-t-il ajouté.
Guterres a appelé à "un cessez-le-feu immédiat" soulignant "la nécessité de respecter le droit international humain et de n'adopter aucune solution politique pour la crise".
"Le seul moyen de parvenir à la stabilité est une solution politique globale et crédible, facilitée par les Nations Unies conformément à la résolution 2254", a-t-il expliqué.
En septembre 2018, la Turquie et la Russie sont convenues d’aménager une zone démilitarisée à Idleb ou tous les actes d’hostilités sont prohibés.
Cependant, depuis cette date, plus de 1800 civils ont été tués dans des attaques menées par le Régime syrien et les forces russes en flagrante violation dudit accord.
Plus de 1,7 million de Syriens ont été contraints à se déplacer vers des zones proches des frontières turques, pour éviter les attaques intenses lancées tout au long de l’année écoulée.