Mahmut Atanur,Saida Charafeddine
20 Novembre 2015•Mise à jour: 20 Novembre 2015
AA/Pékin/ Mahmut Atanur
Les autorités chinoises ont annoncé que les forces de sécurité ont abattu 28 individus qualifiés de «terroristes», dans la région à majorité islamique du Xinjiang (Turkestan oriental).
L’agence de presse officielle chinoise Xinhua, a indiqué que les forces de sécurité, ont lancé une série de raids dans la région, à la suite d'une attaque dans une mine de charbon, qui avait fait 16 victimes en septembre dernier.
L'agence a ajouté que les forces de sécurité chinoises sont parvenues à tuer 28 individus, qualifiés de «terroristes», et à en arrêter un autre.
Une mine de charbon dans le district de Baicheng, de la préfecture d'Aksu, avait été la cible d’une attaque qui avait fait 16 morts, dont 5 des forces de sécurité, le 18 septembre dernier.
Les autorités chinoises avaient imposé des mesures sécuritaires drastiques dans la région, depuis la promulgation de la loi anti-terroriste, l'année dernière. Pékin n’autorise pas les agences de presse à se déplacer librement dans la région, sous prétexte de leur éviter les problèmes d’insécurité.
La Chine contrôle le Turkestan oriental, peuplé d’une majorité turque musulmane, depuis 1949. Cette région que Pékin a baptisé «Xinjiang», c’est-à-dire la nouvelle frontière, a été témoin de graves violences depuis l’année 2009. Ses habitants revendiquent l’indépendance, tandis que la Chine considère que la région a une importance stratégique.
Les Ouïghours, minorité musulmane turcophone de Chine, ont, à plusieurs reprises, accusé le gouvernement chinois de violations des droits de l’Homme, de discrimination et de politiques réprimant leurs activités religieuses, commerciales et culturelles.