Zeynep Duyar,Nur Asena GÜLSOY
21 Février 2017•Mise à jour: 22 Février 2017
AA – Istanbul – Nur Gülsoy
Les guerres risquent de détruire complètement le secteur énergétique, a déclaré Abdoullah Bin Hamad al-Attiyah, président du Conseil d'administration de la Fondation internationale pour l'Énergie et le Développement durable.
La Fondation et la Plate-Forme internationale pour la Coopération (UIP) ont signé un accord de partenariat quinquennal, dans le cadre du 8ème Sommet du Bosphore qu'organisera l'UIP.
Ancien vice-Premier ministre qatari et ministre de l'Énergie, al-Attiyah a déclaré, durant la cérémonie de signature organisée mardi, que deux milliards de personnes n'ont pas accès à l'énergie dans le monde actuel.
«Les guerres risquent de détruire complètement le secteur énergétique, a-t-il affirmé. Lorsque les guerres seront terminées, le Moyen-Orient souffrira d'une très grave pénurie énergétique. C'est pareil pour l'Afrique, l'Asie et certains pays de l'Amérique latine. J'estime que le président de l'UIP, Cengiz Ozgencil jouera un rôle principal dans ce processus. La Turquie est un pays très important et est la porte qui s'ouvre au monde. Nous estimons fermement qu'elle assumera un rôle stratégique pour établir les liens dans la région.»
Al-Attiyah a noté que le Qatar ne satisfera pas tout seul le besoin du Moyen-Orient après les guerres, mais jouera un rôle principal, et il est incorrect de compter sur un seul producteur.
«Les consommateurs doivent diversifier leurs sources et assurer la sécurité de l'approvisionnement, a-t-il expliqué. Ne restez pas rattachés à un seul marché ou une seule région. Vous devez avoir plusieurs sources et nous, les producteurs, devons avoir divers clients. Le monde a besoin de davantage de producteurs.»
Al-Attiyah a aussi noté qu'il faut rattraper la tendance mondiale, soulignant que le Qatar s'est actuellement focalisé sur l'énergie solaire.