AA/ Maseru (Lesotho)/ Madingane Maliehe
Des élections législatives anticipées seront organisées, en février prochain, au Lesotho, suite au consensus atteint par les dirigeants de la coalition au pouvoir et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), a indiqué, jeudi, un responsable de la SADC.
« Je me suis assis avec les différentes parties prenantes et nous avons conjointement décidé que la meilleure voie pour le Lesotho était celle de la tenue d’élections anticipées. Tous les dirigeants ont été d’accord avec cette décision, dès lors que nous avons épuisé toutes les autres options » a expliqué le médiateur de la SADC, Cyril Ramaphosa, lors d’une conférence presse organisée, jeudi, dans la capitale du Lesotho, Maseru.
D’après Ramaphosa, également vice-président de l’Afrique du Sud, les élections générales, initialement prévues pour 2017, seront finalement tenues en février, à une date qui sera ultérieurement fixée par le roi du Lesotho Letsie III.
En attendant les élections, Ramaphosa a annoncé que le Parlement se réunirait le 17 octobre et se consacrera à la supervision du processus électoral.
Le Parlement sera par la suite dissous en décembre afin de préparer de nouvelles élections.
Le Royaume du Lesotho, petite enclave montagneuse encastrée au cœur de l’Afrique du Sud, a été en proie à de vives tensions politiques.
L’armée du Lesotho, aurait effectué, le 30 août, des descentes contre des commissariats, désarmé des unités de police et interrompu la diffusion de plusieurs stations de radio.
Le Premier ministre du Lesotho, Thomas Motsoahae Thabane, avait dû fuir en Afrique du Sud avec sa famille, après avoir accusé l’armée du Lesotho d’une tentative de coup d’Etat contre son gouvernement.
Au début du mois de septembre, les dirigeants du gouvernement de coalition du Lesotho ont appelé la SADC à intervenir immédiatement dans leur pays, informant le président sud-africain Jacob Zuma, de la détérioration politique et sécuritaire.