Stephanie Rady
22 Juin 2026•Mise à jour: 22 Juin 2026
AA / Beyrouth
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé, lundi, que la position du président syrien Ahmed al-Charaa à l’égard du Liban avait « mis fin aux spéculations et aux interprétations erronées » concernant les intentions de Damas envers Beyrouth.
Cette déclaration a été faite lors d’un entretien téléphonique entre le chef du gouvernement libanais et le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Shaibani, selon un communiqué publié par les services de Salam.
Le Premier ministre a salué « la position fraternelle et sincère envers le Liban exprimée par le président Ahmed al-Charaa lors de son entretien télévisé d’hier, qui a mis fin aux spéculations et aux interprétations erronées concernant les intentions de la Syrie à l’égard du Liban », indique le communiqué.
Selon la même source, cet échange a également permis de « réaffirmer la solidité des relations » entre les deux pays ainsi que l’importance de les renforcer davantage sur la base d’une coopération entre États et d’intérêts mutuels.
Dimanche, Ahmed al-Charaa a déclaré lors d’une interview télévisée que Damas ne nourrissait que de bonnes intentions à l’égard du peuple libanais et se disait prêt à dialoguer avec toutes les parties.
« Nous avons le courage d’annoncer toute confrontation que nous choisirions d’engager, mais nous ne voulons rien d’autre que le bien et une vie heureuse pour notre peuple au Liban », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent après que le président américain Donald Trump a exprimé sa déception quant à la gestion par Israël du dossier du Hezbollah libanais.
Dans une interview accordée à Fox News, Trump a estimé qu’Israël n’était pas parvenu à « neutraliser le Hezbollah ».
Le président américain a également suggéré que les autorités syriennes pourraient être plus efficaces dans la gestion de cette question. « Je suis proche de confier cela à la Syrie », a-t-il déclaré au sujet du Hezbollah.
Lors de son entretien, Ahmed al-Charaa a souligné que la vision de la Syrie reposait sur le renforcement de l’État libanais et de ses institutions, tout en recherchant une solution acceptable pour toutes les parties.
Il a ajouté que le Hezbollah « devait trouver sa place au sein du Liban » et que l’intérêt national libanais devait primer sur toute autre considération, estimant que le mouvement avait « empiété sur l’autorité de l’État libanais dans les décisions de guerre et de paix ».
Le président syrien a enfin affirmé que la priorité de son pays restait le développement économique et qu’il n’avait « aucune intention » de s’écarter de cette voie.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba