Betül Yılmaz
07 Juillet 2025•Mise à jour: 08 Juillet 2025
AA / Istanbul / Betul Yilmaz
L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, a rencontré lundi le président libanais Joseph Aoun à Beyrouth pour poursuivre les discussions autour d’une proposition américaine visant à désarmer le Hezbollah.
L’ambassadrice des États-Unis au Liban, Lisa Johnson, a également assisté à la réunion, selon un communiqué de la présidence libanaise, qui n’a cependant donné aucun détail supplémentaire.
Selon l’agence nationale de presse libanaise (NNA), Barrack – qui est aussi ambassadeur des États-Unis en Türkiye – est venu recueillir la réponse officielle du Liban à la feuille de route qu’il avait soumise lors de sa précédente visite.
Cette visite « s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques en cours pour répondre aux préoccupations politiques et sécuritaires majeures dans la région », a rapporté la NNA.
Le 19 juin dernier, Barrack avait présenté aux hauts responsables libanais un plan appelant le Hezbollah à remettre l’ensemble de son arsenal d’ici la fin de l’année, en échange du retrait israélien de cinq points frontaliers dans le sud du Liban et du déblocage de fonds pour la reconstruction des zones détruites par la récente guerre avec Israël.
Le Hezbollah a catégoriquement rejeté l’idée d’un désarmement avant « la fin de l’agression israélienne » contre le Liban.
Pour rappel, les affrontements entre Israël et le Hezbollah ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024. Malgré un cessez-le-feu signé en novembre, les forces israéliennes poursuivent quasi quotidiennement leurs frappes dans le sud du Liban, affirmant viser des positions du mouvement chiite.
Depuis cette trêve, les autorités libanaises dénoncent près de 3 000 violations israéliennes, ayant fait au moins 231 morts et plus de 500 blessés.
Aux termes de l’accord de cessez-le-feu, Israël devait achever son retrait du sud du Liban au 26 janvier. Mais face au refus de Tel-Aviv de s’y conformer, le délai a été prolongé jusqu’au 18 février.
Jusqu'à présent, Israël maintient encore une présence militaire sur cinq postes frontaliers.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba