Majdi Ismail
10 Février 2021•Mise à jour: 10 Février 2021
AA/ New York
Les Nations Unies ont exprimé mardi « leur inquiétude face à la réduction constante de l'espace civil en Egypte ».
C'est ce qui ressort des déclarations du porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, lors d'une conférence de presse tenue au siège de l'organisation internationale à New York.
Les déclarations de Dujarric, interviennent en réponse aux questions des journalistes sur la position de António Guterres concernant une lettre conjointe envoyée par 100 organisations de défense des droits de l'homme aux ministres des Affaires étrangères des États membres de l’ONU.
Lesdites organisations appellent à la mise en place d'un mécanisme de suivi et de signalement de la situation des droits de l'homme en Égypte, à l'approche de la tenue de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, prévue le 22 février 2021.
« Nous avons exprimé à plusieurs reprises depuis cette tribune, notre inquiétude face à la réduction de l'espace civil en Egypte. Notre position à ce sujet n’a pas changé », a déclaré le porte-parole onusien.
Et de préciser, « En ce qui concerne notre soutien à un tel mécanisme, nous considérons que le Conseil des droits de l'homme est le lieu propice pour en débattre, qu'il soit lié à l'Egypte ou à tout autre pays ».
Les organisations de défense des droits humains ont déclaré dans leur lettre, consultée par l'Agence Anadolu, que «des milliers d'Égyptiens, dont des centaines de défenseurs des droits, des journalistes, des universitaires, des artistes et des politiciens, font l'objet de détentions arbitraires, sur la base d’accusations arbitraires ou de procès inéquitables dans la plupart des cas ».
Jusqu'à 18h40 (GMT), les autorités égyptiennes n’ont émis aucun commentaire concernant les déclarations du porte-parole onusien. Cependant, le Caire nie généralement la véracité des critiques adressées à l’encontre de son bilan en matière des droits de l'homme, considérant que certaines organisations internationales de défense des droits de l’homme, relayent ces critiques dans le cadre d’une « campagne de calomnies » dirigée contre lui.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail