Macron revient sur les « douleurs de la colonisation » en Nouvelle-Calédonie
Esma Ben Said
05 Mai 2018•Mise à jour: 06 Mai 2018
France
AA/France/Fawzia Azzouz
Le président français Emmanuel Macron a évoqué face à la presse « les douleurs de la colonisation » jugeant nécessaire de « parler des racines et de l’histoire » au cours d’un discours tenu samedi depuis Nouméa en clôture de sa visite officielle de trois jours en Nouvelle-Calédonie.
« Pendant la période coloniale, il y a eu des fautes et des crimes » a reconnu le chef de l’Etat, dont les propos ont été relayés par les médias locaux.
Au terme d’une visite de trois jours en Australie, Emmanuel Macron s’est rendu en Nouvelle-Calédonie « durant une année qui est importante » selon lui dans la mesure où le référendum sur l’indépendance y est prévu dans moins de six mois.
Le chef de l’Etat a tenu samedi matin un discours depuis Nouméa en clôture de son voyage.
« Pendant la période coloniale, il y a eu des fautes et des crimes mais aussi des grandes choses de faites. Il y a les ombres et il y a la lumière. Jamais, nous n’oublierons les douleurs de la colonisation et les douleurs des Kanak. Le combat des Kanak pour retrouver leur dignité était juste » a-t-il admis avant de déclarer « Nul ne doit s’enfermer dans une histoire qui ne dialoguerait plus avec les autres ».
Le président Macron souhaite « déconflictualiser et pacifier y compris les âmes » en insistant sur « la paix et la concorde ».
S’agissant du vote sur l'indépendance prévu le 4 novembre prochain, le chef de l’Etat a fait savoir que « « Je ne prendrai pas parti dans ce référendum qui vient » tout en précisant « Sans la Nouvelle-Calédonie, la France ne serait pas la même (…), mais c’est aux Calédoniens de le dire » au cours d’un « choix souverain ».
Plus tôt dans la matinée, Emmanuel Macron a rendu hommage aux gendarmes tués lors de la prise d’otage de la gendarmerie de Fayaoué à Nouméa en avril 1998.
« J’ai voulu aller plus au contact dans une année importante. Nous savons tous les pleurs et les souffrances et aussi ce qui a été fait par vous tous dans un travail lent et patient » a-t-il déclaré au terme d’une cérémonie solennelle sans discours.