Beyza Binnur Dönmez
16 Octobre 2023•Mise à jour: 16 Octobre 2023
AA / Genève / Beyza Binnur Donmez
Le ministre italien des affaires étrangères a déclaré, dimanche, que l'interdiction des manifestations non violentes était injustifiée, faisant référence à la décision de la France d'interdire les manifestations pro-palestiniennes.
Chaque pays prend ses propres décisions, mais "interdire les manifestations dans un pays démocratique quand ce ne sont pas des manifestations violentes ne me semble pas être juste", a déclaré Antonio Tajani à la station de radio italienne RTL.
"Des manifestations pacifiques se tiennent aux Etats-Unis, qui est le pays le plus engagé dans le défense des Israéliens, y compris avec la présence de la Marine militaire au large des côtes libanaises, et des manifestations se sont aussi tenues au Royaume-Uni", a-t-il ajouté.
Dans une déclaration séparée, Tajani a également indiqué qu'il s'était entretenu avec son homologue tunisien Nabil Ammar.
"Nous avons convenu de la nécessité d'œuvrer pour la paix et la stabilité régionale, en activant des corridors humanitaires pour protéger les plus faibles, à commencer par les femmes et les enfants", a-t-il déclaré sur X, ajoutant qu'il effectuerait une visite à Tunis vendredi.
Dans une directive adressée aux autorités préfectorales, le ministre français de l'intérieur, Gérald Darmanin, a ordonné, jeudi, l'interdiction de tous les rassemblements pro-palestiniens et l'arrestation de leurs organisateurs. Il a déclaré que ces rassemblements risquaient de troubler l'ordre public.
Dans le cadre d'une escalade spectaculaire des tensions au Moyen-Orient, les forces israéliennes ont lancé, le week-end dernier, une violente offensive militaire contre la Bande de Gaza, en réponse à une opération militaire menée par le mouvement de résistance palestinien Hamas en territoire israélien.
Les affrontements ont débuté lorsque le Hamas a lancé l'opération Déluge d'Al-Aqsa contre Israël, une attaque surprise sur plusieurs fronts comprenant un barrage de tirs de roquettes et des infiltrations en territoire israélien par voie terrestre, maritime et aérienne.
Le Hamas a déclaré que l'opération était menée en représailles à la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée et aux violences répétées des colons israéliens à l'encontre des Palestiniens.
L'armée israélienne a ensuite lancé l'opération "Épées de fer" contre des cibles du Hamas dans la Bande de Gaza.
La réponse d'Israël a également consisté à couper l'approvisionnement de Gaza en eau et en électricité, ce qui a encore aggravé les conditions de vie dans une région qui subit un blocus paralysant depuis 2007, de même que les autorités israéliennes ont ordonné à plus d'un million de Gazaouis vivant dans la partie nord de la Bande de Gaza d'évacuer vers la partie sud de l'enclave palestinienne assiégée.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj