Feiza Ben Mohamed
21 Mars 2023•Mise à jour: 23 Mars 2023
AA / Paris / Feïza Ben Mohamed
Pas moins de 234 personnes ont été interpellées, lundi soir à Paris en marge de la manifestation sauvage organisée en réponse à l’adoption de la réforme des retraites, a annoncé mardi matin le préfet de police, Laurent Nuñez à BFMTV.
Démentant les accusations « d’interpellations injustifiées » il assure que « les forces de l'ordre n'interviennent que quand il y a des exactions ».
Selon le préfet, ce sont environ 2 000 personnes, disséminées « en petits groupes » qui sont passées à l’action dans la capitale, provoquant « des exactions » sur leur passage.
Quelque 240 départs de feux auraient été déclenchés dans diverses rues de Paris par ces groupes « très mobiles ».
S’agissant des accusations de violences policières qui pullulent notamment sur les réseaux sociaux, avec des vidéos parfois très violentes sur lesquelles des manifestants ou des journalistes sont frappés, Laurent Nuñez défend là-encore sa doctrine de maintien de l’ordre.
Appelant à « contextualiser les images », il indique avoir demandé « un rapport » pour savoir si le coup de poing porté à un manifestant et qui a fait le tour de la toile « est adapté ».
Tout au long de la soirée de lundi, des députés de gauche dont Thomas Portes, ont circulé dans Paris en marge de la manifestation sauvage pour s’assurer que les droits des personnes interpellées étaient respectés et que leurs arrestations étaient justifiées.
« Nous avons fait le tour des commissariats. Ce soir la répression policière a été féroce. Indigne d’une République », a-t-il écrit sur son compte Twitter avant de réclamer mardi matin « la dissolution de la BRAV-M », dont il rappelle que « son ancêtre le PMV a été dissous après le meurtre de Malik Oussekine par la police » en 1986.
« Les dates changent, les méthodes restent. Cette brigade fait honte à la France », conclut l’élu.