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08 Juin 2021•Mise à jour: 08 Juin 2021
AA / Rabat
Trois partis d'opposition marocains ont révélé un désaccord entre eux portant sur la nature de leur alliance avant les élections législatives et locales, attendues le 8 septembre prochain.
L'opposition réunit les partis "Authenticité et Modernité" (102 députés sur 395), "Al-Istiqlal" (46 députés), et "Progrès et socialisme" (12 députés), en plus du parti "Gauche fédérale" (deux députés), qui ne se coordonne pas avec les trois autres partis.
Le secrétaire général du Parti de l'Authenticité et de la modernité, Abdel Latif Wehbe, a déclaré lundi soir lors d'un colloque des secrétaires généraux des trois partis : "Le Parti de l'indépendance dit que ce qui nous unit, c'est la coordination, tandis que le Progrès socialiste dit que c'est une alliance". Et d'ajouter : "Je suis convaincu qu'il s'agit d'une alliance et qu'elle devrait se poursuivre au-delà des prochaines élections".
De son côté, le secrétaire général du parti "Istiqlal", Nizar Baraka, a déclaré : "L'alliance nécessite un accord sur un programme. Nous devons contrôler les choses pour ne pas faire de promesses que nous ne respecterons pas".
Pour sa part, le secrétaire général du Parti "Progrès et socialisme", Nabil Benabdallah, a déclaré : "L'alliance tripartite des partis d'opposition peut être bien meilleure que ce qu'il en est".
Le 27 mai, les trois partis d'opposition au Maroc ont annoncé le report d'une conférence de presse qui avait été prévue pour annoncer le dépôt d'une demande parlementaire de défiance envers le gouvernement de coalition, dirigé par Saad Eddine El Othmani, secrétaire général du "Parti de la Justice et du Développement".
Le gouvernement comprend les partis "Justice et Développement" (125 députés), le "Rassemblement national des indépendants" (37 députés), le "Mouvement populaire" (27 députés), "l'Union constitutionnelle" (24 députés) et "l'Union socialiste" (20 députés).
La presse locale a parlé de l'émergence de divergences entre les trois partis d'opposition sur la demande de défiance envers le gouvernement.
Le site Internet "Al-Youm 24" (privé) a cité des sources au sein du comité exécutif du parti "Istiqlal", qui a déclaré que ses dirigeants "refusaient de recourir à la motion de censure pour renverser le gouvernement Othmani".
Pour la première fois dans l'histoire du Maroc, le parti "Justice et Développement" dirige le gouvernement depuis 2011, après avoir remporté les élections législatives, qui ont eu lieu dans le Royaume, cette année-là, puis en 2016.
La date exacte des prochaines élections n'a pas encore été fixée, mais elles devraient se tenir en septembre 2021, selon une déclaration précédente de Mohand al-Nasr, le secrétaire général du Parti du mouvement populaire.
La compétition pour remporter les prochaines élections s'intensifie entre "Justice et Développement" et le "Rassemblement national des indépendants" dirigé par le ministre de l'Agriculture et homme d'affaires Aziz Akhannouch.
*Traduit de l’arabe par Issa Aliou.