Melike Pala
16 Avril 2026•Mise à jour: 16 Avril 2026
AA / Bruxelles
La Commission européenne a indiqué ce jeudi qu’il revenait aux États membres d’enquêter sur toute allégation de mauvaise conduite à leurs frontières, après des informations selon lesquelles la police grecque aurait recruté des migrants pour refouler violemment d’autres migrants à la frontière turque.
« Nous avons connaissance des informations relayées par les médias. Il appartient aux États membres d’enquêter sur toute allégation en établissant les faits et en assurant un suivi approprié en cas de manquements constatés », a déclaré le porte-parole Markus Lammert lors d’un point presse à Bruxelles.
« Il ne revient pas à la Commission d’identifier ces faits et nous ne disposons pas d’informations supplémentaires sur ce cas précis », a-t-il ajouté.
Le porte-parole a rappelé que la gestion des frontières relève de la compétence des États membres, tout en soulignant qu’elle doit être menée dans le respect du cadre juridique de l’Union européenne et des droits fondamentaux.
Ces déclarations interviennent après une enquête de la BBC affirmant que des policiers grecs auraient recruté des migrants, présentés comme des « mercenaires », pour repousser de force d’autres migrants vers la Türkiye, dans la région d’Evros.
Réalisée en collaboration avec l’organisation Consolidated Rescue Group (CRG), l’enquête avance que ces pratiques seraient en cours depuis au moins 2020 et évoque des allégations de graves abus.
Les autorités grecques n’ont pas réagi publiquement à ces accusations, tandis que le Premier ministre Kyriakos Mitsotakisa affirmé ne pas avoir eu connaissance de ces pratiques.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy