Kerem Kocalar,Tuncay Çakmak,Saida Charafeddine
16 Février 2016•Mise à jour: 16 Février 2016
AA - Gaziantep - Tuncay Çakmak
La porte-parole de Médecins Sans Frontières (MSF) pour la Turquie, Serap Ozturk, a affirmé que sur les neuf hôpitaux existants à Azaz et dans son périmètre, seuls deux sont encore capables d’accueillir des malades.
Ozturk a analysé, mardi, pour l’Agence Anadolu, la situation sanitaire dans le nord de la Syrie.
Elle a rappelé que les frappes se sont nettement intensifiées ces dernières semaines dans la région au nord d’Alep et à Azaz.
«A Médecins Sans Frontières, nous sommes très inquiets face à la situation à Azaz. L’un des deux hôpitaux encore debout appartient à MSF. Avec les derniers bombardements, nous avons enregistré une hausse de 50% de la fréquentation», a-t-elle dit.
Selon MSF, les services de santé sont sur le point de cesser à Azaz.
Ozturk a également indiqué que près de 50 000 personnes, fuyant les bombardements sur Alep, se sont réfugiés à proximité d’Azaz.
«Nous proposons un hébergement d’urgence pour 1 200 familles dans des tentes. Malgré tout, nous essayons de répondre au mieux aux besoins médicaux», a-t-elle expliqué.
Ozturk a rappelé que grâce à l’aide de la Turquie, des camps d’hébergement sont installés à proximité de la frontière.
«Certaines familles, qui fuient avec leurs animaux, ne veulent pas s’installer dans les camps, c’est pourquoi il faut proposer davantage de solutions d’hébergement», a-t-elle encore dit.
«Il est essentiel que la Russie, le régime syrien ou les autres groupes armés en Syrie cessent leurs attaques contre les civils et les centres de soins», a-t-elle ajouté.
«Nous demandons la fin de ces frappes pour que les derniers hôpitaux puissent continuer à travailler», a-t-elle conclu.