Ammar Elkhalfi
01 Octobre 2017•Mise à jour: 02 Octobre 2017
AA/ Ammar al-Khalfi
Le gouvernement du Myanmar a mis en place des comités d'urgence chargés de recueillir les corps des musulmans Rohingyas et de les enterrer dans des lieux gardés secrets, loin des zones où ils ont été abattus par l’armée, à l'est et à l'ouest de la ville de Rasidong, a rapporté l'agence de presse d’Arakan, «ANA».
"Des dizaines de corps de Rohingyas sont inhumés rapidement avant que les délégations internationales ne soient autorisées à visiter les zones qui ont été le théâtre des derniers événements contre les musulmans Rohingyas, depuis le 25 août", a déclaré l'agence.
Les autorités du Myanmar devraient permettre aux délégations étrangères d'entrer sur le territoire d'Arakan (Ouest) en réponse aux pressions internationales exercées à cet égard.
"Des dizaines de corps de martyrs Rohingias ont été abandonnés sur le sol pendant près de deux semaines", a déclaré un témoin.
Et d’ajouter : "Le gouvernement a mobilisé d’urgence d’importantes unités des forces de sécurité pour effacer rapidement les traces des massacres, en enterrant des corps dans des fosses communes".
De leur côté, des organisations Rohingya ont condamné les mesures qui visent à "dissimuler les crimes commis par les forces de l'armée du Myanmar contre les musulmans Rohingyas", a déclaré l'agence.
Les organisations ont considéré les mesures comme «une tentative d'échapper aux sanctions internationales pour les atrocités commises par le gouvernement du Myanmar et son armée contre les Rohingyas».
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar procède à un génocide contre les musulmans Rohingyas à Arakan, dans le sud-ouest du pays, provoquant une vague de condamnation à travers le monde, en particulier parmi les Musulmans.
Depuis cette date, environ 501 mille musulmans Rohingyas ont été forcés de fuir la violence dans l’Etat d’Arakan, selon les dernières estimations de l’ONU.
Le 19 septembre, Human Rights Watch et Amnesty International ont demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de faire pression sur le gouvernement du Myanmar pour qu'il arrête le nettoyage ethnique des Rohingyas.