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12 Octobre 2022•Mise à jour: 12 Octobre 2022
AA / Zain Khalil
L'ancien Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, (2009-2021) a qualifié de "honteux" l'accord de délimitation de la frontière avec le Liban, considérant qu'il a cédé aux exigences du Hezbollah, permettant à l'Iran d'effectuer des prospections gazières au large des côtes israéliennes.
"Ce n'est pas un accord historique, mais une reddition historique", a déclaré Netanyahou dans un discours télévisé, diffusé mercredi soir, sur son compte Twitter.
Et d’ajouter : "On parle d'un accord de reddition honteux conclu par (le Premier ministre Yair) Lapid et (le ministre de la Défense Benny) Gantz avec (le Secrétaire général du "Hezbollah" libanais Hassan) Nasrallah."
Nasrallah, avait déclaré, mardi, dans un discours télévisé : "Nous soutenons l'État sur la question des revendications libanaises concernant la délimitation de la frontière maritime sud, ce qui nous intéresse, c'est l'extraction de gaz et de pétrole des gisements libanais."
Selon Netanyahou, qui est actuellement à la tête de l’opposition : "Ils lui ont cédé nos eaux territoriales, nos terres souveraines et notre gaz, et à la fin ils ont également cédé à l'exigence du Hezbollah de permettre à l'Iran de prospecter du gaz au large des côtes d'Israël. Ils ont déjà amené l'Iran à notre frontière nord".
Pour l'ancien Premier ministre israélien, "le Liban a obtenu 100 % et Israël a obtenu zéro pour cent. Ce n'est pas un accord historique, mais une reddition historique."
Et de poursuivre : "On parle d'un accord de reddition d'un premier ministre de transition faible et amateur. Le plus grave, c'est que Lapid et Gantz ont créé un précédent très dangereux - le terrorisme menace et Israël recule. C'est un coup sérieux porté à notre force de dissuasion", faisant référence aux précédentes menaces du "Hezbollah" d'une réponse musclée au cas où Israël commencerait à extraire du gaz dans le champ de Karish sans parvenir à un accord de délimitation de la frontière.
Les déclarations de Netanyahou interviennent à la suite d'une conférence de presse conjointe de Lapid et Gantz, au cours de laquelle le chef du gouvernement a défendu l'accord et énuméré ses avantages sécuritaires et économiques pour Israël.
Le gouvernement israélien avait approuvé, mercredi, les "principes" de l'accord avec le Liban, peu après l'approbation du cabinet de sécurité.
L'accord a ensuite été soumis à la Knesset (Parlement) pour discussion.
Selon le quotidien Yedioth Ahronoth, les députés de la Knesset pourront examiner l'accord pendant 14 jours (sans le voter), et dans les deux semaines, le gouvernement le ratifiera définitivement.
Le processus d'approbation devrait s'achever le 26 octobre, soit environ une semaine avant les élections à la Knesset.
Mardi, la présidence libanaise a annoncé, dans un communiqué, que la version finale de la proposition américaine d'accord de délimitation de la frontière maritime avec Israël "satisfait le Liban, répond à ses revendications et préserve ses droits sur ses richesses naturelles".
Les deux pays ont engagé des négociations indirectes, menées avec la médiation des États-Unis, pendant deux ans et portant sur la délimitation de la frontière maritime dans une zone de la Méditerranée d'une superficie de 860 kilomètres carrés, riche en pétrole et en gaz naturel.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj