Mariem Njeh
14 Septembre 2026•Mise à jour: 14 Septembre 2026
La Finlande a décidé de rejoindre le dispositif de « dissuasion avancée » français, selon une déclaration conjointe franco-finlandaise publiée lundi.
Le concept avait été formulé par le président Emmanuel Macron le 2 mars, dans un discours sur la doctrine de dissuasion nucléaire prononcé à l'Île Longue, où il avait réaffirmé la dimension européenne des intérêts vitaux de la France.
Selon la déclaration, cette adhésion « constitue une étape importante pour la sécurité européenne et pour la coopération bilatérale » entre Paris et Helsinki. Un groupe de pilotage nucléaire doit être mis en place « dans les prochains mois » pour engager la mise en œuvre de cette coopération.
En mars, face à ce qu’il avait qualifié de « période de rupture pleine de risques », Emmanuel Macron avait officialisé, dans un discours d’une cinquantaine de minutes consacré à la dissuasion nucléaire, la mise en place progressive d’une « dissuasion avancée », destinée à inscrire plus profondément la stratégie française dans l’espace européen, tout en réaffirmant la souveraineté absolue de Paris sur la décision ultime.
Lors de ce discours, Macron avait affirmé que huit pays avaient notamment accepté de s’associer à cette démarche de Paris : l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. Leur participation concernerait « l’épaulement », c’est-à-dire la dimension conventionnelle : alerte avancée, défense aérienne et antimissile, capacités de frappe dans la profondeur.